Le ministre des Droits humains conteste la lecture d’Olivier Kamitatu sur l’état des infrastructures de Kenge après le crash qui a fait 17 morts.
Au lendemain du crash aérien de Kenge, dans le Kwango, une polémique politique s’installe autour de l’état des infrastructures locales. Olivier Kamitatu a dénoncé l’absence de piste à Kenge. Samuel Mbemba lui oppose son ancien passage au ministère du Plan et l’interroge sur les réalisations engagées durant cette période.
Le crash relance le débat sur Kenge
Le crash survenu le 25 septembre à Kenge a fait 17 morts, selon le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki. L’appareil, un Let 410 exploité par TRACEP Congo Aviation, effectuait la liaison Kikwit-Kinshasa. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’investigations pour déterminer les causes précises de l’accident.
Au lendemain du drame, Olivier Kamitatu a réagi sur X. L’ancien ministre du Plan a dénoncé l’absence de piste à Kenge et estimé que « Kenge n’est pas une fatalité ». Il a également évoqué la responsabilité de ceux qui gouvernent actuellement.
Samuel Mbemba met en avant le bilan des anciens gouvernements
Cette sortie a suscité la réaction de Samuel Mbemba Kabuya Tanda, ministre des Droits humains. Selon les propos rapportés par la presse congolaise, il reproche à Olivier Kamitatu d’avoir exercé des responsabilités nationales sans, selon lui, avoir suffisamment contribué au développement de Kenge.
Le parcours de Kamitatu au Plan vérifiable
Olivier Kamitatu a occupé le portefeuille du Plan à plusieurs reprises. Le ministère du Plan le recense notamment parmi ses anciens titulaires, tandis que le Journal officiel confirme sa nomination comme ministre du Plan et de la Révolution de la Modernité en décembre 2014. Il a été révoqué en septembre 2015.
Il avait également dirigé le ministère du Plan à partir de 2007. Son parcours gouvernemental s’étend donc sur plusieurs années, avec une interruption entre ses différentes fonctions.
Une polémique qui précède les conclusions de l’enquête
Le débat intervient alors que les circonstances du crash restent à établir. Les autorités provinciales ont notamment indiqué que l’enregistreur de vol n’avait pas encore été retrouvé dans les premières opérations de recherche.
Le crash de Kenge a donc ouvert un débat sur l’état des infrastructures, mais les responsabilités techniques de l’accident restent inconnues. L’enquête devra d’abord établir les circonstances du drame. La question des investissements publics à Kenge pourra ensuite être examinée sur la base des projets décidés, financés et effectivement réalisés.
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