Jean-Pierre Bemba échange avec l’ambassadeur de Namibie sur le corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi à Kinshasa.Image de la rencontre entre Jean-Pierre Bemba et l’ambassadeur namibien Sipapela Cletius Sipapela à Kinshasa, le 24 septembre 2026.

Kinshasa et Windhoek veulent renforcer la performance logistique d’un axe reliant la Namibie, la Zambie et la RDC.

La République Démocratique du Congo et la Namibie veulent accélérer la coopération autour du corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi. À Kinshasa, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba et l’ambassadeur namibien Sipapela Cletius Sipapela ont évoqué, jeudi 24 septembre 2026, son optimisation ainsi que la mise en valeur d’un port sec attribué à la RDC.

Un corridor au cœur des discussions

La rencontre s’est tenue à Kinshasa entre Jean-Pierre Bemba, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, et Sipapela Cletius Sipapela, ambassadeur de Namibie en RDC.

Selon le ministère congolais des Transports, les échanges ont porté sur le développement et l’optimisation du corridor multimodal Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi. L’objectif affiché consiste à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays par l’amélioration des infrastructures et des axes de transport.

Un axe qui dépasse la relation bilatérale

Le corridor associe la Namibie, la Zambie et la RDC. Son fonctionnement repose donc sur une coordination qui dépasse les relations entre Kinshasa et Windhoek.

En mars 2026, l’Office congolais de contrôle indiquait que les représentants des trois pays avaient notamment travaillé sur les obstacles opérationnels, l’harmonisation des cadres réglementaires et la mise en place d’un secrétariat permanent du corridor.

Cette dimension est importante : l’efficacité d’un corridor ne dépend pas uniquement de la qualité des infrastructures. Elle suppose aussi des procédures compatibles, une coordination institutionnelle et une circulation plus fluide des marchandises.

Le port sec, autre maillon de la chaîne

La réunion de Kinshasa a également porté sur le port sec attribué à la RDC par la Namibie. Le ministère congolais des Transports le présente comme un élément destiné à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.

Cette discussion intervient alors que la RDC cherche parallèlement à développer ses plateformes logistiques. Le projet de port sec de Kasumbalesa, par exemple, a franchi une nouvelle étape en août 2026 avec l’examen de ses dimensions juridiques, financières et opérationnelles.

De la coopération à l’efficacité logistique

La rencontre Bemba-Sipapela confirme donc une priorité commune : améliorer les conditions de circulation des marchandises entre l’Afrique australe et la RDC.

La prochaine étape consistera à mesurer les réalisations concrètes : infrastructures opérationnelles, procédures harmonisées, délais de transit et capacité réelle du corridor à soutenir les échanges.

Le corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi dispose désormais d’un cadre de coopération clairement identifié. Reste à savoir dans quelle mesure les engagements institutionnels pourront se traduire par des améliorations mesurables pour les opérateurs économiques et les échanges régionaux.

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Source : Ministère des Transports de la RDC — le ministère confirme la rencontre du 24 septembre et les sujets abordés.

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