Le conseiller de Donald Trump affirme que les mesures visant Kigali peuvent être réversibles si le Rwanda respecte ses engagements de paix.
Les États-Unis maintiennent la pression sur Kigali dans le dossier de l’Est de la RDC. Dans un entretien accordé à France 24 le 25 septembre 2026, Massad Boulos a défendu les sanctions américaines contre le Rwanda et assuré qu’elles pouvaient être levées en cas de respect des engagements pris. Il a également présenté les processus de Washington et de Doha comme complémentaires.
Sanctions américaines : Washington maintient la pression
Les sanctions américaines contre Kigali s’inscrivent dans la réponse de Washington aux développements militaires intervenus dans l’Est congolais. Le Trésor américain avait notamment sanctionné, le 2 mars 2026, les Forces de défense du Rwanda (RDF) et quatre hauts responsables militaires, en les accusant de soutenir, former et combattre aux côtés du M23.
Cette décision faisait suite à la prise d’Uvira par le M23, intervenue quelques jours après la signature des Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda. Washington avait alors exigé le retrait des forces rwandaises et de leurs équipements du territoire congolais.
Boulos : des sanctions « réversibles »
Interrogé par France 24 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, Massad Boulos a rejeté les accusations rwandaises de partialité. Il a indiqué que les sanctions américaines pouvaient « facilement » être réversibles, les présentant comme liées au respect des engagements pris.
Le responsable américain a aussi évoqué des « indications positives » concernant le retrait rwandais de la RDC. Il a toutefois estimé que le processus de paix demandait du temps.
Washington et Doha, deux processus liés
Pour Washington, l’accord conclu avec Kigali ne constitue pas un mécanisme isolé. Le processus de Doha, qui réunit Kinshasa et l’AFC/M23 sous médiation qatarie, doit contribuer à compléter le dispositif diplomatique.
Massad Boulos avait déjà souligné cette complémentarité en 2025, tandis que des démarches récentes ont continué à associer les deux processus. En août 2026, il saluait encore les progrès réalisés dans les discussions de Doha.
Une pression conditionnée à l’application des engagements
La logique américaine apparaît ainsi structurée autour d’un principe : maintenir la pression tout en laissant ouverte la possibilité d’un retour en arrière sur les sanctions.
Cette approche lie directement les mesures coercitives à la mise en œuvre des engagements sécuritaires. Elle laisse toutefois une question ouverte : les avancées diplomatiques pourront-elles se traduire durablement par des changements vérifiables sur le terrain dans l’Est congolais ?
Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace “Laisser un commentaire”.

Jésus-Christ t’aime

