La coalition d’opposition met en cause plusieurs responsables et demande à la justice militaire d’établir les responsabilités.
La Coalition pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a annoncé le dépôt d’une plainte auprès de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire, après les incidents survenus lors de sa marche du 15 septembre à Kinshasa. La démarche vise plusieurs responsables politiques, administratifs et sécuritaires. Les faits dénoncés devront désormais être établis dans le cadre d’une procédure judiciaire.
Une plainte après les violences
Selon les éléments communiqués par la C64 et rapportés vendredi 25 septembre, les partis membres de la coalition ont saisi l’Auditeur général après la manifestation du 15 septembre. Ils demandent l’ouverture d’une information judiciaire afin d’identifier les auteurs matériels, les éventuels complices et les commanditaires.
La plainte cite notamment le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani, le gouverneur de Kinshasa Daniel Bumba, le ministre provincial de l’Intérieur Jeannot Canon Larose ainsi que plusieurs responsables de la Police nationale congolaise. Augustin Kabuya et Joël Mpaba, présenté comme responsable des opérations des Forces du progrès, figurent également parmi les personnes mises en cause.
Des accusations qui restent à établir
La C64 attribue à ces responsables une série d’infractions présumées, allant des violences contre des civils aux arrestations arbitraires, en passant par l’usage illégal d’armes, les destructions de biens et des faits qualifiés de crimes contre l’humanité ou de terrorisme.
Ces qualifications figurent dans la plainte. Elles ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis. Leur réalité, leur qualification juridique et les responsabilités individuelles devront être déterminées par l’enquête.
La justice face à une séquence contestée
La démarche intervient après une marche dont le déroulement reste l’objet de versions divergentes. La C64 avait dénoncé des violences et demandé des poursuites. De son côté, la Commission nationale des droits de l’homme a lancé une mission de monitoring pour documenter les éventuelles violations des droits humains.
La coalition demande désormais l’audition des victimes et des témoins, l’exploitation des images et vidéos disponibles ainsi que des expertises. Elle réclame aussi la réparation des préjudices qu’elle attribue aux violences.
Une épreuve pour l’établissement des responsabilités
Le dépôt de cette plainte fait donc entrer le contentieux du 15 septembre dans une nouvelle phase. La question centrale n’est plus seulement celle du récit politique des événements, mais celle des preuves susceptibles d’établir les responsabilités.
La procédure annoncée permettra-t-elle de départager les accusations, les responsabilités individuelles et la chaîne hiérarchique invoquée par les plaignants ?
Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime

