Denis Kadima a présenté à Adolphe Muzito les besoins financiers liés aux premières opérations du prochain cycle électoral.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) veut anticiper le financement des élections de 2028. Son président, Denis Kadima Kazadi, a rencontré jeudi 24 septembre 2026 le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito. Au centre des échanges : l’enrôlement des électeurs et la programmation budgétaire des opérations électorales.
La CENI demande une programmation anticipée
La CENI a présenté au ministère du Budget ses besoins prioritaires pour préparer les élections prévues en 2028. Selon l’institution électorale, l’enrôlement des électeurs constitue la première opération à financer avant les scrutins proprement dits.
Denis Kadima a expliqué que cette démarche relève de la coopération institutionnelle. Il a également rappelé que la CENI dépend principalement du financement de l’État.
« Nous demandons seulement au Gouvernement de tenir compte du fait qu’il y a des élections qui doivent venir en 2028. Donc, il faut y penser, il faut prévoir un budget pour ça », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre.
Le budget 2027 déjà engagé au Parlement
La démarche intervient alors que le projet de loi de finances 2027 a déjà franchi l’étape gouvernementale. Adopté en Conseil des ministres, le texte a ensuite été déposé à l’Assemblée nationale le 15 septembre. Le gouvernement a indiqué que des crédits étaient prévus pour accompagner les élections et l’identification de la population.
La CENI confirme de son côté qu’une enveloppe destinée aux prochaines élections figure dans ce projet de budget actuellement soumis au Parlement. Son montant spécifique n’est toutefois pas précisé dans la communication de la centrale électorale.
Une feuille de route à financer
Cette demande s’inscrit dans la feuille de route 2025-2029 publiée par la CENI le 4 avril 2025. Celle-ci regroupe les activités préparatoires au cycle électoral de 2028 et identifie notamment les contraintes financières parmi les difficultés à surmonter.
L’écart entre la planification et l’exécution reste donc au centre de la question. La rencontre avec le ministère du Budget ne constitue pas encore un financement définitif. Elle ouvre plutôt une nouvelle séquence de discussions avant l’adoption du budget par le Parlement.
Aucune citation d’auteur de renom n’est retenue. Dans ce format d’actualité, elle n’apporterait pas d’élément explicatif supérieur aux données institutionnelles disponibles.
La CENI cherche ainsi à inscrire suffisamment tôt les dépenses électorales dans la programmation publique. La prochaine étape sera de déterminer, lors de l’examen parlementaire, les crédits effectivement retenus pour les opérations de 2028. Quelle part du budget 2027 sera finalement consacrée au processus électoral ?
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