
La justice sous pression
Selon l’information consultée sur rfi.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’Ouganda traverse une nouvelle zone de turbulence politique après les déclarations publiques de Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni. Le chef de l’armée s’est vanté de l’enlèvement présumé, le 15 juin 2026, de l’avocat et opposant Erias Lukwago, qui préparait une action judiciaire contre lui. Une affaire qui ravive les inquiétudes sur le respect des droits humains et la solidité de l’État de droit.
Quand la force défie la loi
Sur le réseau social X, Muhoozi Kainerugaba aurait déclaré : « Je suis fier de toute la souffrance et la douleur que je vais infliger au criminel Lukwago. » Des propos qui provoquent une onde de choc, car ils placent la puissance militaire au cœur d’un conflit judiciaire. Or, dans un État de droit, la justice ne peut être remplacée par la menace. Comme l’écrivait Montesquieu : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. »
Le spectre des libertés fragilisées
Lukwago, avocat d’un opposant historique détenu, incarne une figure de la contestation juridique. Sa situation soulève une question centrale : quelle protection pour ceux qui utilisent la loi contre les puissants ?
La réaction de son épouse, évoquant « le régime d’Amin qui renaît avec Muhoozi », traduit la profondeur de l’inquiétude dans l’opinion publique.
Le droit comme dernier rempart
Cette séquence dépasse un simple affrontement politique. Elle interroge la capacité des institutions à protéger les citoyens face aux abus de pouvoir. « La liberté ne peut être préservée sans justice », rappelait Alexis de Tocqueville.
L’avenir démocratique se jouera dans la capacité des institutions ougandaises à faire triompher la règle commune. Car lorsqu’un État oublie que la loi doit commander la force, c’est la confiance collective qui vacille.
Didier BOFATSHI

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