De l’exploration de Kobold Metals au rachat de Chemaf par Virtus, Kinshasa et Washington voient émerger des projets miniers et logistiques liés aux chaînes de valeur stratégiques.

La coopération économique entre la RDC et les États-Unis prend une dimension plus concrète dans les minerais critiques. Depuis les premiers contacts avec des investisseurs américains en 2024, plusieurs projets ont avancé dans l’exploration, le cuivre, le cobalt et les infrastructures. L’APCSC accompagne cette dynamique auprès des opérateurs privés.

Des contacts américains aux projets miniers

Le rapprochement économique entre Kinshasa et Washington entre dans une phase opérationnelle. L’APCSC indique que plusieurs investisseurs américains développent désormais des activités en RDC, notamment dans les minerais critiques. Cette évolution prolonge des démarches engagées avant le partenariat stratégique signé le 4 décembre 2025.

En septembre 2024, l’agence avait organisé à New York un échange avec des opérateurs économiques américains. Kobold Metals DRC et Virtus Mineral figuraient parmi les acteurs rencontrés. Depuis, leurs activités se sont concrétisées sur le territoire congolais.

Le cuivre, le cobalt et le lithium au cœur du mouvement

Kobold Metals mène notamment des activités d’exploration et de digitalisation des données géologiques, avec un intérêt pour les ressources en lithium de Manono. En juillet 2025, le gouvernement congolais et Kobold avaient déjà signé un accord de principe portant sur l’exploration minière.

Virtus Minerals a, de son côté, obtenu en mars 2026 l’approbation du ministère congolais des Mines pour le transfert de contrôle de Chemaf. L’opération concerne des actifs de cuivre et de cobalt.

Des minerais aux infrastructures

La logique ne s’arrête pas aux gisements. Le 26 août 2026, Kinshasa et Mota-Engil Africa ont signé une convention de collaboration et un contrat de concession concernant la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania. Le projet prévoit notamment la réhabilitation et la modernisation de cette infrastructure dans le cadre du corridor de Lobito.

Cette articulation entre ressources et transport répond à une contrainte structurelle : extraire ne suffit pas si les capacités d’acheminement et de transformation restent limitées.

Le partenariat RDC-USA ouvre donc une séquence où la valeur stratégique des minerais se mesure aussi à la capacité de construire autour d’eux des infrastructures, des compétences et des chaînes de valeur. La question sera désormais celle de l’exécution et des retombées effectivement produites en RDC.

Le mouvement observé relie désormais minerais critiques, capitaux, infrastructures et chaînes de valeur. La prochaine étape sera de mesurer ce que ces projets produisent effectivement en matière de transformation locale, d’emplois, de recettes publiques et de transfert de compétences.

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