Enquête après le crash aérien survenu à Kenge dans la province du Kwango.Une image du site du crash aérien de Kenge ou des opérations d’intervention et d’enquête après l’accident.

Le ministère de la Justice a saisi la justice militaire après l’accident qui a fait au moins 13 morts, dont deux hauts magistrats militaires.

Une enquête judiciaire est ouverte après le crash aérien survenu le 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango. La décision émane du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Elle intervient après la mort de deux hauts responsables de la justice militaire parmi les victimes de l’accident.

Le parquet militaire saisi

Le ministre de la Justice a ordonné l’ouverture « sans délai » d’une enquête judiciaire après le crash aérien de Kenge. La décision figure dans un communiqué signé le 26 septembre 2026 par la Cellule de communication du ministère.

L’instruction a été confiée au Premier Avocat Général des Forces Armées le plus ancien. Celui-ci assure actuellement l’intérim de l’Auditeur Général des Forces Armées.

Selon le ministère, la procédure doit permettre d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident, conformément aux lois et règlements en vigueur.

Deux hauts magistrats parmi les victimes

Le crash a notamment entraîné la disparition du Lieutenant-Général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier Président de la Haute Cour militaire, et du Lieutenant-Général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur Général des Forces Armées.

Le bilan communiqué par la source fait état d’au moins treize morts. Ce chiffre n’est toutefois pas accompagné, dans les éléments fournis, d’un rapport technique ou d’un bilan officiel distinct permettant un recoupement indépendant.

La disparition simultanée de ces deux responsables donne à l’enquête une dimension particulière pour la justice militaire congolaise.

Une procédure appelée à établir les responsabilités

L’ouverture d’une enquête judiciaire ne préjuge pas, à ce stade, de la cause du crash ni d’éventuelles responsabilités. Les enquêteurs devront s’appuyer sur les éléments matériels disponibles, les témoignages et les autres données susceptibles d’éclairer le déroulement de l’accident.

Cette démarche distingue ainsi deux étapes : constater les circonstances du drame, puis déterminer, si les éléments recueillis le permettent, les éventuelles responsabilités.

Le ministère de la Justice a par ailleurs présenté ses condoléances aux familles des victimes, à la justice militaire et aux Forces armées de la République démocratique du Congo.

« La vérité est fille du temps. »

Cette formule attribuée à Francis Bacon rappelle, dans son sens général, que l’établissement des faits repose sur un processus de vérification. Dans le cas de Kenge, l’enquête devra précisément confronter les éléments disponibles avant toute conclusion sur les causes de l’accident.

L’enquête judiciaire constitue désormais le principal cadre institutionnel destiné à établir les circonstances du crash de Kenge. La question reste de savoir quels éléments matériels et témoignages permettront d’expliquer précisément l’accident et, le cas échéant, d’établir d’éventuelles responsabilités.

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