À New York, le président burundais renouvelle ses accusations contre Kigali et relance la question de la sécurité régionale.
Le président burundais Évariste Ndayishimiye maintient ses accusations contre le Rwanda. Dans un entretien accordé mercredi 23 septembre 2026 à France 24 depuis New York, il affirme que la menace d’une attaque rwandaise contre le Burundi « existe encore ». Il accuse Kigali de soutenir Red-Tabara, groupe actif dans l’est.
Ndayishimiye réaffirme ses accusations
Selon France 24, Ndayishimiye juge Paul Kagame « malhonnête ». Il affirme que Red-Tabara, qu’il accuse d’avoir participé à la tentative de coup d’État de 2015 au Burundi, serait soutenu par l’appareil militaire rwandais. Il ajoute que le groupe collabore avec le M23 dans l’est de la RDC.
Ces éléments restent des déclarations du président burundais. Ils n’établissent pas, à eux seuls, la réalité des soutiens allégués. Les Nations unies ont documenté la persistance des tensions entre Bujumbura et Kigali. Un rapport publié en 2025 relevait les accusations burundaises contre le Rwanda au sujet de Red-Tabara.
Les FDLR au cœur du désaccord
Ndayishimiye conteste l’argument sécuritaire avancé par Kigali au sujet des FDLR. Selon lui, ce groupe ne justifie pas la présence rwandaise dans l’est congolais. « Ce qui se dit, ce n’est pas ce qui se fait », affirme-t-il, évoquant « un autre agenda caché ».
Le Rwanda conteste ces accusations.
Une confiance régionale fragile
En 2025, l’ONU relevait que la méfiance entre les deux pays pouvait remettre en cause les engagements de désescalade. La question touche aussi la RDC, où les forces burundaises ont été engagées face à l’AFC/M23.
Martin Luther King Jr. rappelait : « La paix n’est pas simplement l’absence de tension ; elle est la présence de la justice. », Martin Luther King Jr.
» Cette pensée éclaire le dossier : l’absence d’affrontement direct ne suffit pas à établir une relation apaisée. La question demeure celle des mécanismes capables de transformer les accusations en vérifications.
Source : Déclaration du président burundais, relayée dans l’entretien France 24

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