Au lendemain de la mobilisation de l’UDPS et de ses alliés à Kinshasa, Jean-Marc Kabund conteste les conditions d’organisation des manifestations politiques. Le président de l’Alliance pour le changement compare le dispositif entourant cette marche à celui déployé une semaine plus tôt pour la C64.
Deux marches, deux dispositifs
L’UDPS/Tshisekedi et ses alliés ont manifesté mardi 22 septembre à Kinshasa et dans plusieurs provinces. À Kinshasa, l’Hôtel de ville avait autorisé le rassemblement, parti de la 11ᵉ Rue à Limete en direction du boulevard Triomphal. La police était mobilisée pour encadrer le cortège.
Cette mobilisation intervenait sept jours après celle de la Coalition Article 64 (C64), organisée contre tout projet de changement de la Constitution. Cette dernière journée avait été marquée par des tensions et des incidents dans plusieurs villes, selon les constats rapportés par Radio Okapi.
Kabund conteste une différence de traitement
Jean-Marc Kabund estime que ces deux séquences traduisent une application différente du droit de manifester. Dans une déclaration publiée après la marche de l’UDPS, il dénonce une politique de « deux poids, deux mesures ».
« Une semaine seulement après avoir réprimé dans la violence la marche pacifique du C64, le pouvoir autorise, sécurise et encadre la manifestation de la majorité présidentielle. Cette politique de deux poids, deux mesures est une grave dérive. »
Ces propos constituent la lecture politique de Kabund sur les événements. Les sources consultées confirment, en revanche, que les deux mobilisations ont bénéficié de conditions d’encadrement différentes.
Le droit de manifester au cœur du débat
Kabund invoque ensuite la liberté de manifestation garantie par la Constitution et affirme que la C64 poursuivra ses activités en faveur des libertés publiques et de l’ordre constitutionnel.
Cette controverse intervient dans un climat politique tendu autour du projet de changement constitutionnel et du référendum. L’UDPS et ses alliés défendent le processus référendaire, tandis que la C64 s’y oppose.
Au-delà des déclarations des deux camps, la succession rapprochée des manifestations pose une question institutionnelle : les mêmes règles d’autorisation, de sécurité et d’encadrement sont-elles appliquées de manière uniforme aux différentes forces politiques ?
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