À New York, Emmanuel Macron a appelé les dirigeants à ne pas considérer les guerres comme une fatalité. Le président français a défendu le droit international et le multilatéralisme face à ce qu’il décrit comme le retour de la « loi du plus fort ».

Un avertissement depuis la tribune de l’ONU

Emmanuel Macron a placé la défense de l’ordre international fondé sur des règles au centre de son intervention, mardi 22 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations unies. Pour sa dernière participation au débat général en tant que président français, il a appelé les États à maintenir leur capacité d’action face à la multiplication des conflits.

Son propos s’inscrit dans un contexte marqué par plusieurs guerres et crises prolongées. Le chef de l’État français a notamment évoqué les conséquences des violences en Ukraine, au Moyen-Orient et en Afrique.

De Bukavu à El-Fasher, même exigence juridique

Dans son discours, Emmanuel Macron a cité plusieurs théâtres de conflit pour illustrer les violations du droit international humanitaire. Il a mentionné notamment Dniepr, Gaza, Bukavu et El-Fasher, en rappelant la nécessité de préserver le cadre protecteur des conventions de Genève.

Cette référence donne une dimension africaine à son plaidoyer. Bukavu renvoie à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, tandis qu’El-Fasher reste associé à la guerre au Soudan et aux graves risques pesant sur les populations civiles. Les Nations unies ont documenté les conséquences humanitaires particulièrement lourdes du conflit soudanais.

Macron refuse la logique du rapport de force

Le président français a également mis en garde contre un système international où la puissance primerait sur les règles communes. « Ne cédons pas » : cette formule structure son intervention et traduit son appel à préserver l’action collective.

Paris défend parallèlement plusieurs initiatives visant à renforcer le système de sécurité collective de l’ONU, notamment sur l’usage du veto en cas d’atrocités de masse et sur la réforme du Conseil de sécurité.

Le discours de New York ne règle évidemment aucun conflit à lui seul. Il pose plutôt une ligne diplomatique : maintenir le droit international comme référence alors que plusieurs guerres prolongées mettent à l’épreuve les mécanismes multilatéraux.

La question reste désormais celle de la traduction de ces principes en décisions concrètes, notamment dans les crises africaines.

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