De Kinshasa à New York, le déplacement de la Première ministre associe mission diplomatique et soutien affiché à la compagnie nationale.

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a quitté Kinshasa dimanche 20 septembre 2026 à bord d’un appareil d’Air Congo. Elle se rend à New York pour représenter la RDC à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU. Son choix du transporteur national accompagne un message précis sur la connectivité aérienne du pays.

Judith Suminwa : un déplacement officiel à New York

Selon le communiqué de la Primature reçu par l’ACP, Judith Suminwa est mandatée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour représenter la RDC à New York. Les travaux de haut niveau se tiennent du 22 au 26 septembre 2026.

La Première ministre doit porter la position congolaise sur la paix, la sécurité, le développement durable, la coopération internationale et le multilatéralisme. Des rencontres bilatérales sont également prévues autour des investissements et des partenariats économiques.

Air Congo, le choix revendiqué par le gouvernement

Avant son départ, Judith Suminwa a expliqué elle-même sa décision :

« Le gouvernement s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, qui souhaite que la République Démocratique du Congo dispose d’un outil aérien national capable de connecter le pays au reste du monde ».

Elle a ajouté :

« Pour moi, il est important de pouvoir voyager avec Air Congo, parce que cela montre que le gouvernement, au-delà de tout ce qui est déjà fait, soutient pleinement cette compagnie, issue d’un partenariat entre la République Démocratique du Congo et Ethiopian Airlines. La RDC étant majoritaire dans ce partenariat, nous devons soutenir notre compagnie et privilégier ses vols ».

Le fait est donc établi : la Première ministre présente son voyage comme un acte de soutien à Air Congo. La compagnie affiche actuellement Paris parmi ses destinations internationales.

Un choix qui renvoie à la connectivité nationale

Une autre déclaration de Judith Suminwa précise la portée qu’elle donne à ce choix :

« Air Congo doit encore développer davantage ses connexions. Nous devons renforcer la connectivité du pays, aussi bien à l’intérieur qu’avec l’extérieur ».

Cette orientation donne une portée plus large au choix du transporteur. Elle lie la mobilité internationale à la capacité de relier davantage les villes congolaises et les marchés extérieurs.

Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans Terre des hommes : « La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes ». Dans le cas présent, cette pensée éclaire directement la fonction attribuée à l’aviation : relier les personnes, les territoires et les activités.

La question reste désormais concrète : le soutien affiché par l’État se traduira-t-il durablement par une connectivité aérienne plus étendue et plus accessible ?

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