Après la mobilisation de la C64 du 15 septembre, l’UDPS et ses alliés ont investi les rues de Kinshasa, mardi 22 septembre. Une marche autorisée, menée au nom du soutien aux institutions, au dialogue national et au processus référendaire.

La rue kinoise a changé de couleurs en une semaine. Mardi 22 septembre, des milliers de militants de l’UDPS et de ses alliés se sont rassemblés à la 11ᵉ rue, à Limete. Le cortège a ensuite emprunté le boulevard Lumumba, puis les axes Sendwe et Triomphale.

Une mobilisation autorisée

L’Hôtel de ville avait autorisé la manifestation. Le gouverneur Daniel Bumba avait demandé aux organisateurs de respecter l’itinéraire arrêté et de préserver son caractère pacifique. Le parcours devait s’achever au terrain annexe du Stade des Martyrs.

La marche s’est finalement déroulée sans incident majeur signalé. Une partie du cortège a atteint les abords du Palais du peuple avant sa dispersion. Augustin Kabuya s’est arrêté en chemin et s’est adressé aux participants depuis un camion.

Le secrétaire général de l’UDPS a donné à la mobilisation une portée politique précise : « Nous sommes ici pour soutenir toutes les institutions de la République, soutenir la loi référendaire et le dialogue initié par le Président de la République Félix Tshisekedi ».

La rue devient un langage politique

Une semaine plus tôt, la C64 avait mobilisé contre tout changement de la Constitution. La manifestation de l’UDPS intervient donc dans une séquence où deux positions opposées utilisent successivement l’espace public pour rendre leurs messages visibles.

John Dewey écrivait que la démocratie est « plus qu’une forme de gouvernement ; elle est avant tout un mode de vie associé, une expérience vécue en commun ». Cette idée rappelle une distinction essentielle : une foule peut rendre une position visible, mais sa seule présence ne suffit pas à établir l’existence d’un consensus national.

La marche du 22 septembre établit ainsi un fait politique précis : après la contestation de la C64, le camp présidentiel a répondu par une mobilisation publique favorable au référendum et à la réforme constitutionnelle.

La question reste désormais celle de la suite : comment cette confrontation de mobilisations se traduira-t-elle dans les procédures institutionnelles appelées à décider de l’avenir constitutionnel du pays ?

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Source : déclaration d’Augustin Kabuya.

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