De Washington à New York, la diplomatie américaine met en avant un accord dont l’application reste déterminante

NEW YORK, 22 septembre 2026. Donald Trump a présenté le conflit entre la République démocratique du Congo et le Rwanda comme l’un des dossiers que son administration affirme avoir contribué à régler. Le président américain s’exprimait mardi devant la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Trump cite l’accord RDC–Rwanda

« Parmi eux, en matière de règlement, figurent le Cambodge et la Thaïlande, le Kosovo et la Serbie, la République Démocratique du Congo et le Rwanda, le Pakistan et l’Inde, ainsi que l’Arménie et l’Azerbaïdjan. », a déclaré Donald Trump.

Il a ensuite évoqué directement le dossier congolais. « Ce conflit dure depuis 32 ans. Des millions et des millions de personnes sont mortes. Nous l’avons réglé. »

Cette déclaration ne correspond pas à l’annonce d’un nouvel accord signé le 22 septembre à l’ONU. Elle renvoie au processus diplomatique engagé à Washington en 2025.

Un accord signé en juin 2025

Le 27 juin 2025, la RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix au Département d’État américain, en présence du secrétaire d’État Marco Rubio. La Présidence congolaise confirme cette signature et les engagements liés notamment au désengagement militaire et au soutien aux groupes armés.

En décembre 2025, les deux pays ont également signé à Washington un cadre élargi de paix et de prospérité. Kinshasa a alors insisté sur l’exécution des engagements souscrits.

La question reste celle de la mise en œuvre

En février 2026, la Présidence congolaise indiquait encore que les discussions avec les responsables américains portaient sur le respect effectif des engagements, la protection des civils et la situation sécuritaire dans l’Est. Elle associait aussi ce processus au partenariat stratégique avec Washington et aux chaînes d’approvisionnement en minerais critiques.

La déclaration de Trump place donc la diplomatie américaine au centre du récit du règlement. Mais l’accord et son application ne recouvrent pas la même réalité.

Kofi Annan résumait cette relation ainsi : « Il n’y aura pas de développement sans sécurité, et pas de sécurité sans développement. » Pour la RDC, la portée du processus se mesure ainsi moins à la déclaration diplomatique qu’à ses effets vérifiables sur la sécurité et la vie des populations.

La question demeure : comment transformer les engagements de Washington en résultats durables sur le terrain ?

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