Guillaume Ngefa a saisi le parquet afin d’établir les faits, les circonstances et les éventuelles responsabilités pénales liées aux incidents signalés lors des manifestations du 15 septembre.
Six jours après les manifestations du 15 septembre 2026, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. La procédure concerne Kinshasa ainsi que d’autres villes et localités de la RDC où des incidents ont été signalés.
Enquête judiciaire sur les violences du 15 septembre
Selon le communiqué n°0034/CAB/ME/MIN/J&GS/2026 du 21 septembre, Guillaume Ngefa a donné injonction au procureur général près la Cour de cassation de faire procéder aux investigations, conformément à ses attributions légales.
Le dossier porte sur les faits susceptibles de constituer des infractions pénales. Le ministère cite notamment les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès et les interpellations. Il ne présente donc pas, à ce stade, un bilan définitif des victimes.
La justice doit établir les faits
L’enquête devra déterminer ce qui s’est produit, dans quelles circonstances et, si les preuves le permettent, quelles responsabilités pénales pourraient être retenues.
« Elle devra permettre d’établir, sur la base des éléments de preuve recueillis conformément à la loi, la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, la responsabilité pénale des personnes impliquées », précise le communiqué.
Cette démarche rejoint une exigence formulée par Hannah Arendt dans sa réflexion sur la vérité factuelle : les faits et les opinions doivent rester distincts. La procédure judiciaire place désormais cette distinction au centre du traitement des incidents.
Des vérifications encore nécessaires
La CNDH avait déjà déployé des observateurs pour documenter les incidents liés à la manifestation du 15 septembre. Plusieurs sources ont également rapporté des violences et des interpellations. Les versions concernant certaines conséquences des événements restent toutefois à établir.
Le ministère rappelle que l’ouverture de l’enquête ne préjuge pas de son issue. Les personnes interpellées ou mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence et des droits de la défense.
L’étape suivante dépendra donc des preuves recueillies par les enquêteurs. Que permettra-t-elle d’établir précisément sur les violences, les blessures, les destructions, les interpellations et les allégations de décès du 15 septembre ?
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Source primaire : communiqué n°0034/CAB/ME/MIN/J&GS/2026 du ministère de la Justice, daté du 21 septembre 2026. Son contenu est confirmé par plusieurs médias concordants.

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