
La paix vacille sous les décombres
Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies réuni vendredi 26 juin 2026 à New York, aux États-Unis d’Amérique, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU a dressé un tableau sombre de l’Est de la République démocratique du Congo. Il décrit une situation « complexe, volatile et dévastatrice », marquée par la poursuite des combats entre l’AFC/M23 soutenu par les Forces de défense rwandaises et les FARDC. Derrière les discours diplomatiques, une réalité brutale demeure : les populations civiles continuent de payer le prix d’une guerre sans horizon clair.
Le fracas des armes couvre les promesses
Dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, notamment à Rubaya, Rutshuru et autour de Minembwe, les affrontements se poursuivent. Le recours aux drones offensifs, à l’artillerie et aux armes lourdes accentue les dangers. « Le recours croissant aux drones offensifs, à l’artillerie et aux armes lourdes aggrave considérablement les risques pour les populations civiles », a alerté le responsable onusien.
Cette escalade rappelle la pensée d’Albert Camus : « La paix est la seule bataille qui vaille d’être menée ». Une vérité qui résonne dans un Congo meurtri où la stabilité reste un combat quotidien.
Les accords cherchent une lumière
La signature du mémorandum entre Kinshasa, l’AFC/M23 et la CIRGL pour activer l’EJVM+ ouvre une fenêtre diplomatique. Toutefois, la MONUSCO avertit que l’AFC/M23 renforce encore ses structures administratives parallèles dans les zones contrôlées.
L’histoire juge les silences
La paix ne pourra être durable sans justice, souveraineté et protection des citoyens. Comme le rappelait Nelson Mandela : « La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, c’est la création d’un environnement où tous peuvent prospérer ».
L’Est de la RDC lance ainsi un appel au monde : une nation ne se reconstruit pas dans le bruit des canons, mais dans la force d’une volonté collective. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ».
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
