Crise au sommet

Retrait des troupes rwandaises, résolution 2773 ONU et Conseil de sécurité dominent les débats. La RDC, présidente de l’organe en juillet 2026, tente d’activer l’application d’un texte jugé contraignant. Selon Afriqu’actu, Kinshasa veut transformer la norme en action.

Norme bloquée

Adoptée le 21 février 2025, la résolution « exige le retrait sans condition des troupes rwandaises ». Pourtant, « aucun retrait n’a été opéré ». De plus, entre 14 000 et 18 000 soldats sont encore signalés dans l’Est congolais.

Diplomatie sous pression

Kinshasa dispose d’une présidence tournante stratégique. Ainsi, elle peut orienter les débats. Mais le Conseil reste dominé par les puissances du veto. « La politique internationale est une lutte pour le pouvoir », rappelait Morgenthau.

Droit contre force

La résolution 2773 est juridiquement contraignante. Elle prime sur tout accord bilatéral, dont Washington. Toutefois, l’exécution dépend de la volonté politique. « Les règles existent mais leur application reste fragile », souligne Hedley Bull.

Zone grise militaire

L’ONU rapporte une chaîne de commandement structurée des opérations. Par conséquent, la frontière entre guerre interétatique et proxy s’efface. La souveraineté congolaise reste contestée sur le terrain.

« Le droit sans force reste une promesse », confie un diplomate africain. Ainsi, la RDC affronte un test majeur. Comme le disait Raymond Aron, « les relations internationales sont tragiques ».

Didier BOFATSHI

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