Monitoring en suspens

Le cessez-le-feu, le monitoring et les mécanismes de vérification (EJVM+, MCVR+) dominent la scène sécuritaire dans l’Est de la RDC, où la MONUSCO se dit prête à agir. Jeudi 2 juillet 2026 à Kinshasa, James Swan, chef de mission, a affirmé, selon la page officielle de la vice-primature de la Défense, que la mission onusienne attend seulement la désignation des sites pour déployer ses équipes.

Site à haute tension

« Nous sommes prêts à appuyer les missions sur les sites identifiés pour le monitoring du cessez-le-feu », a déclaré James Swan, dans un contexte de violences persistantes au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. L’Est congolais reste morcelé, traversé par des lignes de front mouvantes où l’État et les groupes armés s’observent sans se neutraliser.

Architecture de paix fragile

Depuis décembre 2025, la résolution 2808 du Conseil de sécurité autorise un appui renforcé. « Nous avons reçu un nouveau mandat visant à appuyer le mécanisme de monitoring », insiste Swan. Mais la mise en œuvre dépend encore d’un accord technique entre Kinshasa et les partenaires régionaux, notamment dans le cadre des processus de Washington et Doha.

Diplomatie sous surveillance

La MONUSCO rappelle sa mission : protection des civils, DDR et réforme sécuritaire. « La paix ne se décrète pas, elle se construit », avertissait Kofi Annan. Sur le terrain, l’équation reste ouverte : vérifier sans contrôler pleinement.

« Sans vérité sur le terrain, la paix reste un mot suspendu », confie un diplomate onusien. Comme le rappelait Albert Camus, « la paix est le seul combat qui vaille d’être mené sans fin » ici, dans l’Est congolais, elle attend encore ses preuves.

Didier BOFATSHI

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