Le tournant des accords

La souveraineté économique de la République Démocratique du Congo prend un nouvel élan. Mercredi 9 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté deux projets de loi de ratification majeurs. Ces textes concernent le partenariat économique global RDC–Émirats arabes unis et l’Accord international sur le cacao.

Après le Sénat, les députés nationaux ouvrent ainsi une nouvelle porte vers les échanges mondiaux. Désormais, seule la promulgation présidentielle reste attendue.

Les ressources changent de destin

Portés par le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku Kahongya, ces accords ambitionnent de transformer les richesses congolaises en croissance durable. « Ces textes renforcent progressivement notre souveraineté économique », a-t-il déclaré.

En effet, l’accord avec les Émirats arabes unis vise les investissements, les infrastructures, l’énergie, les mines, l’agro-industrie et le transfert de technologies. Par ailleurs, l’accord sur le cacao place les petits producteurs au centre d’une nouvelle chaîne de valeur.

Comme l’écrivait Amartya Sen, « le développement consiste à élargir les libertés réelles dont disposent les individus ». La richesse n’a donc de sens que lorsqu’elle améliore la vie collective.

Le pari de la transformation

Au-delà des signatures, Kinshasa joue une carte stratégique. La RDC veut quitter l’image d’un simple réservoir de matières premières. Elle cherche désormais à devenir un acteur économique influent.

Cependant, le défi reste immense. Ces partenariats devront produire des emplois, protéger les intérêts nationaux et garantir des retombées concrètes.

Comme le rappelait Joseph Schumpeter, « le développement économique naît de la transformation et de l’innovation ». La véritable victoire se mesurera donc demain : la RDC réussira-t-elle à transformer ses ressources en puissance économique durable ?

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *