Le silence brisé

Au Conseil de sécurité de l’ONU, la République démocratique du Congo a porté les survivantes des violences sexuelles au cœur de la diplomatie mondiale. Mercredi 8 juillet 2026, à New York, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé un débat consacré aux crimes sexuels commis en période de conflit. Cette initiative replace la justice au centre de l’agenda « Femmes, paix et sécurité » et interroge l’efficacité du droit international.

La justice avant les mots

« Notre ambition ne peut plus être seulement de documenter l’horreur après qu’elle a eu lieu », a déclaré Judith Suminwa. Puis, elle a ajouté : « La présidence congolaise du Conseil de sécurité a choisi de commencer par les victimes. » Ce choix dépasse le symbole. Il traduit la volonté de transformer les résolutions en actions et l’indignation en responsabilité.

Comme l’écrivait Martin Luther King Jr., « L’injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout. »

La RDC interpelle le monde

La Représentante spéciale des Nations unies, Pramila Patten, a salué « le courage politique de la République démocratique du Congo » et un « précédent positif ». Pourtant, elle avertit que « la promesse du droit international n’a jamais été plus mise en péril ».

Au-delà des discours, Kinshasa transforme sa présidence en appel mondial contre l’impunité. Comme le rappelait Kofi Annan, « La paix est bien plus que l’absence de guerre. » La crédibilité du Conseil de sécurité de l’ONU dépend désormais d’une réponse capable de rendre enfin justice aux survivantes.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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