
Le cri d’un juriste
Dans un entretien accordé à ACTUALITE.CD, mardi 7 juillet 2026, Azarias Ruberwa alerte sur les tensions en RDC. L’ancien vice-président évoque la Constitution de 2006, Joseph Kabila et la crise sécuritaire à l’Est. Selon lui, « la condamnation à mort de Kabila est injuste et abjecte ». Il appelle à une solution politique.
La Constitution sous tension
D’abord, Ruberwa défend la Constitution de 2006. Il rejette l’idée d’un texte étranger. « Sa paternité est congolaise », affirme-t-il. Pour lui, l’urgence reste son respect. Il rappelle aussi que « faire sauter la limitation des mandats » menace l’équilibre démocratique.
Ainsi, cette bataille juridique cache un enjeu majeur : l’avenir de l’État de droit. Montesquieu écrivait : « Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée. »
L’Est, la blessure ouverte
Par ailleurs, l’ancien dirigeant revient sur Minembwe et les violences dans l’Est. Il appelle à protéger tous les civils. Selon lui, la crise dépasse les armes. Elle touche l’unité nationale, la pauvreté et le vivre-ensemble.
« Faire la paix est plus difficile que faire la guerre, mais la paix est possible », insiste-t-il.
Le rendez-vous du dialogue
Enfin, Ruberwa propose un dialogue national pour reconstruire la confiance. Toutefois, il exige des engagements respectés. « Nous avons rendez-vous avec l’histoire », affirme-t-il.
Comme le disait Nelson Mandela : « La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, c’est la création d’un environnement de justice. » La RDC doit désormais choisir entre l’escalade et la réconciliation.
Didier BOFATSHI

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