Christian Lumu, vice-président de la Ligue des jeunes de l'UDPS
Christian Lumu, vice-président de la Ligue des jeunes de l’UDPS

Le retour du feu

Le débat sur la Constitution de la RDC s’intensifie. Invité à un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Christian Lumu, vice-président de la Ligue des jeunes de l’UDPS, a défendu une révision profonde du texte de 2006. Selon lui, cette Constitution ne répond plus aux défis sécuritaires, institutionnels et démocratiques. Il plaide également pour un renforcement des prérogatives du président de la République afin d’accélérer les décisions face aux crises.

Une rupture assumée

« Nous n’étions pas d’accord avec cette Constitution. On n’avait pas adhéré à ce processus », a déclaré Christian Lumu. Il remet en cause la légitimité de la constituante dérivée et estime que le référendum de 2006 s’est déroulé dans un contexte exceptionnel. Il évoque aussi la justice, la gouvernance, la corruption et la décentralisation parmi les réformes attendues.

Comme l’écrivait Montesquieu, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir ». Cette réflexion accompagne chaque débat constitutionnel.

L’urgence sécuritaire

Pour Christian Lumu, les procédures actuelles retardent les réponses militaires. L’obligation de réunir le Parlement avant certaines décisions constituerait une contrainte excessive. Il défend donc une architecture institutionnelle plus réactive.

Le choix de demain

Cette vision oppose efficacité et équilibre des pouvoirs. « L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre », écrivait Antoine de Saint-Exupéry. En RDC, la réforme constitutionnelle s’annonce comme un débat décisif pour l’État et la démocratie.

Didier BOFATSHI

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