
Le séisme du premier tour
La blessure est sportive. Le débat, lui, est mondial. Après sa lourde défaite face à l’Argentine (0-3) le 16 juin dernier lors de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, l’Algérie a officiellement saisi la FIFA pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« injustice arbitrale ». Selon les informations consultées sur RFI.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, la Fédération algérienne de football conteste plusieurs décisions prises lors de cette rencontre et place au centre de son recours une intervention litigieuse de Lionel Messi sur Aïssa Mandi.
L’ombre géante de Messi
Selon la FAF, trois actions auraient mérité l’exclusion de joueurs argentins. Mais c’est « avant tout » la faute attribuée à Messi qui cristallise les tensions. L’arbitre polonais Szymon Marciniak n’a sanctionné l’action que d’une simple faute.
L’ancien arbitre international Saïd Ennjimi estime d’ailleurs que « n’importe quel autre joueur aurait pris un rouge » et ajoute : « Il aurait dû être expulsé, surtout après visionnage du VAR. »
Quand le doute siffle plus fort
Au-delà du terrain, cette affaire ravive un vieux procès. Celui d’un prétendu traitement favorable accordé à l’Argentine depuis le Mondial 2022. Aucune preuve tangible ne vient toutefois étayer cette théorie. Mais dans le football moderne, la perception compte parfois autant que les faits.
Comme l’écrivait Albert Camus : « Tout ce que je sais de la morale, je l’ai appris sur les terrains de football. »
Le match de la crédibilité
Cette controverse rappelle que la confiance demeure le premier capital du sport. La technologie corrige les images, mais elle ne dissipe pas toujours les soupçons.
« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous », écrivait Montesquieu. À l’heure où la FIFA est appelée à examiner le recours algérien, c’est moins le résultat d’un match qui se joue que la crédibilité même de l’arbitrage mondial. Car lorsque le doute entre sur la pelouse, le football tout entier joue sa réputation.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
