Désillusion chirurgicale

L’Algérie s’incline 0-2 face à la Suisse, jeudi à Vancouver, en Coupe du monde 2026. Dès la 10e minute, Breel Embolo ouvre la voie, puis Dan Ndoye frappe au retour des vestiaires (46e). Les Fennecs dominent parfois le ballon, mais sans tranchant. La Suisse, elle, avance froide, précise, implacable. « À ce niveau-là, on paye cash », résume Riyad Mahrez, lucide et amer.

Efficience suisse, faillite algérienne

La Nati transforme chaque brèche en sanction immédiate. Johan Manzambi orchestre, Embolo conclut, Ndoye achève. L’Algérie, pourtant volontaire, s’enferme dans une possession stérile. Aïssa Mandi constate : « Sur leur première occasion, ils arrivent à marquer. Ça nous chamboule un petit peu. » Le réalisme devient une frontière invisible.

Moments cassants

Le match bascule sur des détails. Erreurs défensives, transitions manquées, réactions tardives. L’Algérie tente, sans convertir. La Suisse contrôle les rythmes et neutralise Mahrez, réduit à des éclairs isolés. Dans ce football de haute tension, la moindre faille devient sentence.

Fracture mentale

Au-delà du score, une rupture psychologique s’impose. L’Algérie perd son plan dès le premier choc. La Suisse impose sa maturité tactique. Albert Camus rappelait : « Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde. » Ici, mal maîtriser le temps ajoute à l’échec.

L’Algérie quitte la scène, la Suisse poursuit sa route. Le Mondial 2026 ne pardonne rien. Et comme l’écrivait Antoine de Saint-Exupéry : « La perfection est atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retirer. »

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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