
Le courage contre le destin
Selon les informations rapportées par France 24, le Paraguay a créé la surprise vendredi 19 juin 2026 à San Francisco en s’imposant face à la Turquie (1-0), malgré une expulsion en fin de première période. Cette victoire élimine la Turquie de la Coupe du monde 2026 et offre officiellement la première place du groupe D aux États-Unis, déjà qualifiés après leur succès contre l’Australie (2-0).
Réduite à dix après l’exclusion de Miguel Almirón (45+3), la sélection paraguayenne a livré une bataille mentale autant que sportive. Dans un scénario où la résistance a pris le dessus sur la domination, la Albirroja a transformé la difficulté en force.
Le coup de tonnerre de San Francisco
Le Paraguay a frappé rapidement. Dès la deuxième minute, Matías Galarza a libéré les siens d’une frappe précise après une inspiration de Julio Enciso. Un but précoce devenu un mur psychologique pour une Turquie pourtant offensive.
Mais le match a aussi été marqué par un événement historique : l’expulsion d’Almirón après consultation de la VAR. Le joueur paraguayen a été sanctionné pour avoir couvert sa bouche lors d’une altercation, dans le cadre d’une nouvelle règle introduite pour lutter contre les comportements discriminatoires dans le football.
La bataille invisible du mental
La Turquie a dominé les débats avec 31 tirs, mais son manque d’efficacité a condamné ses espoirs. Barre transversale, poteau, occasions manquées : le ballon a refusé de franchir la ligne.
Cette rencontre illustre une vérité sportive : dominer ne signifie pas toujours gagner. Comme le disait Johan Cruyff : « Jouer au football est très simple, mais jouer un football simple est très difficile. » Le Paraguay a joué avec ses armes : discipline, solidarité et résistance collective.
Une qualification qui ouvre une nouvelle bataille
Après sa lourde défaite initiale contre les États-Unis (1-4), la Albirroja retrouve l’espoir. Elle disputera la deuxième place du groupe D face à l’Australie, toujours à San Francisco.
La Turquie quitte le tournoi avec des regrets, mais ce duel rappelle que dans une Coupe du monde, la force mentale peut parfois dépasser la supériorité technique. Comme l’écrivait Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » Le Paraguay, lui, vient d’apprendre à gagner dans l’adversité.
Didier BOFATSHI

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