Une nouvelle pression politique s’exerce sur Kinshasa après la suspension des activités académiques dans onze établissements publics de l’Est.

L’actualité universitaire congolaise connaît un nouveau rebondissement. Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa a saisi le président de l’Assemblée nationale pour demander l’interpellation de la ministre de l’ESURSI, Marie-Thérèse Sombo. Sa démarche porte sur la suspension des activités académiques à Goma et Bukavu. Elle intervient alors que onze établissements publics restent concernés par la mesure.

Une demande déposée après la suspension

La décision gouvernementale remonte au 20 août 2026. Le ministère a suspendu les activités académiques et para-académiques de l’année 2026-2027 dans plusieurs établissements publics de Goma et Bukavu. Le ministère indique que la mesure reste liée à la situation sécuritaire et institutionnelle dans ces deux villes.

Cette décision fait suite à une autre séquence. Le 7 août, l’AFC/M23 avait annoncé la désignation de nouveaux responsables dans des établissements publics. Kinshasa a rejeté ces nominations. Le ministère les avait qualifiées d’« ingérence grave et inacceptable ».

Kasekwa met en avant les étudiants

Dans sa correspondance, l’ancien député estime que la suspension pénalise fortement les étudiants. Selon lui, près de 44 000 étudiants sont concernés. Ce chiffre constitue une estimation avancée par Kasekwa et ne doit pas être présenté comme un décompte officiel.

Il demande donc à l’Assemblée nationale d’obtenir des explications sur la décision ministérielle. Il plaide également pour des solutions permettant de maintenir l’accès aux études malgré la crise.

Une affaire locale devenue nationale

À Goma et Bukavu, la décision concerne directement les universités. À Kinshasa, elle pose désormais une question de contrôle parlementaire et d’autorité publique.

La situation s’inscrit dans un conflit plus large. Les deux villes évoluent dans un environnement marqué par le contrôle territorial de l’AFC/M23 et par les négociations de paix engagées notamment dans le cadre du processus de Doha.

La nouveauté est donc politique autant qu’académique : après la décision du gouvernement, Kasekwa demande maintenant au Parlement d’en examiner les conséquences et les justifications.

La question immédiate est désormais de savoir si le bureau de l’Assemblée nationale donnera suite à cette demande et quelles mesures permettront aux étudiants de poursuivre leur formation.

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Didier Bofatshi

Tazama RDC

Jésus-Christ t’aime

 

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