Floribert Anzuluni reçu par João Lourenço à Luanda pour évoquer le processus de paix en RDC.Floribert Anzuluni a transmis à João Lourenço un message de Félix Tshisekedi sur le processus de paix dans l’Est de la RDC.

Le message de Félix Tshisekedi à João Lourenço intervient alors que Kinshasa cherche à faire progresser le désarmement des FDLR dans un environnement régional encore tendu.

Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été reçu mercredi 30 septembre à Luanda par le président angolais João Lourenço. Envoyé spécial de Félix Tshisekedi, il lui a présenté l’état d’avancement du processus de reddition volontaire des FDLR et sa feuille de route. La démarche vise aussi à maintenir l’appui régional au processus de paix.

Floribert Anzuluni, a porté mercredi à Luanda un message spécial de Félix Tshisekedi au président angolais João Lourenço. Accompagné du Haut représentant du chef de l’État, Sumbu Sita, il a présenté les dernières évolutions du processus de reddition volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Kinshasa actualise son partenaire angolais

Au centre des échanges figure le protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement des FDLR par la sensibilisation. Selon Floribert Anzuluni, Kinshasa informe ses partenaires des évolutions enregistrées depuis la publication de ce mécanisme et leur présente les prochaines étapes.

Cette démarche ne constitue donc pas seulement une transmission de message présidentiel. Elle participe à une diplomatie de suivi destinée à maintenir les partenaires régionaux autour du processus.

Le dossier FDLR reste lié à Kigali

La question des FDLR demeure étroitement associée aux relations entre Kinshasa et Kigali. Le processus de paix de Washington engage notamment les deux États sur des mesures de désescalade et sur le traitement de la menace représentée par les groupes armés. L’ONU avait présenté l’accord du 27 juin 2025 comme une étape vers la paix et la stabilité dans l’Est congolais et les Grands Lacs.

Le dossier reste toutefois sensible. Lors du Conseil de sécurité du 29 septembre, le représentant du Rwanda a contesté l’approche congolaise concernant les arrangements conclus avec les FDLR, estimant qu’ils ne se substituent pas aux engagements de neutralisation prévus par le cadre de Washington.

Luanda, un relais régional

Le choix de Luanda prend ainsi une dimension diplomatique. L’Angola reste impliqué dans les efforts régionaux visant à faciliter la désescalade et le dialogue autour de la crise congolaise.

Kinshasa cherche parallèlement à obtenir l’accompagnement de ses partenaires pour la mise en œuvre du processus FDLR. La diplomatie congolaise tente ainsi de transformer un engagement sécuritaire en mécanisme vérifiable sur le terrain.

Raymond Aron rappelait que « les relations entre États doivent être analysées dans leur ensemble ». Dans le dossier congolais, cette lecture souligne une réalité : le désarmement des FDLR ne relève pas uniquement de la sécurité intérieure. Il touche directement aux rapports entre Kinshasa, Kigali et leurs partenaires régionaux.

La mission d’Anzuluni à Luanda montre que Kinshasa cherche à inscrire le dossier FDLR dans un cadre régional plus large. La question désormais centrale sera celle de la vérification des avancées annoncées et de leur articulation avec les engagements pris envers le Rwanda.

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