À Lomé, l’émissaire congolais a présenté les avancées du processus de reddition volontaire des FDLR au médiateur de l’Union africaine.
Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été reçu mardi 29 septembre 2026 à Lomé par Faure Gnassingbé. Accompagné du Haut représentant du chef de l’État, Sumbu Sita, il a transmis un message spécial de Félix Tshisekedi consacré au processus de paix dans l’Est de la RDC et à la reddition volontaire des FDLR.
Un message présidentiel au cœur de l’entretien
Floribert Anzuluni s’est rendu à Lomé comme émissaire de Félix Tshisekedi. Selon la Présidence du Conseil togolais, le ministre a transmis à Faure Gnassingbé un message du président congolais portant sur le processus de paix dans l’Est de la RDC.
À l’issue de l’audience, Anzuluni a expliqué que Kinshasa souhaitait notamment informer le médiateur africain des évolutions du processus engagé autour des FDLR. Il a également évoqué les prochaines étapes de cette démarche.
Le protocole FDLR entre dans une nouvelle phase
Le dossier repose sur un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement signé par une faction des FDLR. Kinshasa affirme que ce texte doit conduire à la reddition volontaire des combattants, puis à leur désarmement et à leur cantonnement, avant leur rapatriement ou leur éventuelle relocalisation.
Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs a confirmé avoir pris note de cette signature. Il a toutefois appelé Kinshasa à établir rapidement un plan d’action et un calendrier réaliste pour sa mise en œuvre.
Cette précision est importante : la signature d’un protocole constitue une étape politique et opérationnelle, mais elle ne signifie pas encore que l’ensemble du processus est achevé.
Lomé, un relais diplomatique régional
Faure Gnassingbé exerce depuis avril 2025 le mandat de médiateur de l’Union africaine pour le processus de paix dans l’Est congolais. L’organisation continentale souligne son rôle dans la coordination des efforts africains autour de la crise.
La rencontre de mardi s’inscrit donc dans un dispositif plus large, où plusieurs mécanismes diplomatiques coexistent. Pour Kinshasa, maintenir Lomé informé permet de renforcer le suivi politique du dossier FDLR et de présenter l’évolution de ses engagements à un acteur chargé de faciliter le règlement régional.
Une étape qui reste à concrétiser
Le point central demeure désormais la mise en œuvre. Sécurisation des sites, désarmement effectif, suivi indépendant et traitement judiciaire des auteurs présumés de crimes graves figurent parmi les questions qui conditionnent la crédibilité du processus.
La démarche de Kinshasa à Lomé montre ainsi que la question des FDLR reste étroitement liée au volet diplomatique de la crise des Grands Lacs.
Le déplacement de Floribert Anzuluni confirme la volonté de Kinshasa de maintenir le dossier FDLR au centre du suivi diplomatique du processus de paix. La prochaine étape sera surtout d’établir dans quelle mesure les engagements annoncés pourront être traduits en opérations vérifiables sur le terrain.
La question reste donc ouverte : quels mécanismes de suivi permettront de mesurer concrètement la mise en œuvre du protocole FDLR ?
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