La RDC retrouve ses droits au sein de la SADC. Mercredi 12 août 2026, à Durban, le Conseil des ministres de l’organisation a levé les restrictions imposées à Kinshasa. L’ACP, citant le ministère congolais de l’Intégration régionale, rapporte cette décision. Elle intervient après le règlement des contributions dues par la RDC.

SADC : les sanctions levées

Selon l’ACP, la RDC était sous sanctions depuis avril 2024. Ces mesures découlaient d’arriérés de contributions statutaires. Elles avaient suspendu son droit de parole et limité sa participation aux réunions et décisions de la SADC.

Le paiement des arriérés permet désormais à Kinshasa de reprendre pleinement ses droits. La décision intervient dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est du pays.

Kinshasa retrouve sa voix

Le ministère de l’Intégration régionale présente cette levée comme une étape importante. Il attribue notamment ce résultat aux démarches du ministre Floribert Anzuluni.

« La reprise du droit de parole permettra également à la RDC de mieux défendre ses intérêts », indique le ministère, cité par l’ACP.

La RDC pourra désormais participer aux consultations et processus de décision. Elle pourra aussi défendre ses positions sur les questions sécuritaires, politiques et économiques.

Un enjeu régional pour la RDC

Selon le ministère, cette reprise intervient alors que la sécurité dans l’Est reste au centre des préoccupations régionales. Elle doit permettre à Kinshasa de participer davantage aux échanges sur les solutions régionales.

La levée des restrictions marque aussi le retour de la RDC dans les mécanismes de coopération de la SADC. Cette évolution ouvre une nouvelle étape pour sa diplomatie régionale.

Quel rôle la RDC jouera-t-elle désormais dans les décisions de la SADC ?

Didier BOFATSHI

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