Kinshasa, théâtre d’un tournant politique
Selon les informations recueillies par les reporters de Voltefaceinfos7.com envoyés sur le terrain, la sortie officielle de la Dynamique RDC NA MOTEMA, tenue dimanche 10 mai 2026 à Kinshasa, a pris une dimension institutionnelle inattendue. Face à une foule massive de jeunes présentés comme une force de « solution » pour la République Démocratique du Congo, l’honorable Jean-Marc MAMBIDI KOLOBORO a transformé l’événement en tribune de réflexion sur la Constitution du 18 février 2006. « La Constitution n’est pas un texte sacré immobile. Elle doit respirer avec la nation », a-t-il lancé, posant d’emblée le ton d’un discours offensif.
Les blocages de l’État dénoncés
Dans une intervention structurée, l’élu a dénoncé les lenteurs institutionnelles. « Comment expliquer qu’un pays aussi vaste perde encore des mois à former un gouvernement ? », a-t-il interrogé, pointant les effets des négociations politiques interminables. Il a également regretté l’absence répétée d’élections locales, qu’il considère comme un « déficit démocratique majeur ». Pour lui, ces dysfonctionnements fragilisent la proximité entre l’État et les citoyens.
Réformer sans détruire

Jean-Marc MAMBIDI KOLOBORO a rappelé avoir porté une pétition de plus de 100 000 signatures au Parlement pour une révision constitutionnelle encadrée par l’article 218. « Il ne s’agit pas de détruire la Constitution, mais de la corriger là où elle bloque l’action publique », a-t-il précisé. « Une Constitution qui ne s’adapte pas devient une prison institutionnelle », a-t-il insisté devant une jeunesse attentive.
Le pouvoir des idées
Rejetant toute personnalisation du débat, il a affirmé : « Le vrai combat n’est pas pour les hommes, mais pour les idées et le développement du Congo. » En écho, Montesquieu rappelait : « Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. » Une pensée qui résonne dans une RDC en quête d’équilibre. Enfin, Thomas Sankara concluait : « Oser inventer l’avenir, c’est refuser de subir le présent. » À Kinshasa, ce refus semble désormais porté par une jeunesse qui se veut actrice de son histoire.
Didier BOFATSHI

