
Mushaki et Uvira au cœur d’une nouvelle flambée
Selon l’information consultée sur Radio Okapi par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, les États-Unis ont condamné samedi 9 mai 2026 la frappe de drone à Mushaki, dans le Nord-Kivu, ainsi que les massacres signalés près d’Uvira, dans le Sud-Kivu. Dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), Washington appelle à une désescalade immédiate alors que les discussions de paix restent fragiles malgré la médiation internationale.
La position américaine : appel à la retenue
Dans une déclaration publiée sur le compte X du Bureau Afrique du Département d’État américain, Washington a affirmé :
« Les États-Unis condamnent la frappe de drone menée aujourd’hui à Mushaki, au Nord-Kivu, et les massacres perpétrés près d’Uvira, au Sud-Kivu. Toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue, respecter leurs engagements de cessez-le-feu, protéger les civils et s’engager dans un dialogue et une désescalade. »
Cette prise de position intervient au lendemain des discussions de Montreux, en Suisse, sous médiation internationale, dans un climat déjà marqué par la méfiance entre les acteurs du conflit.
Guerre des accusations
Sur le terrain diplomatique comme militaire, les versions s’opposent. L’AFC/M23 accuse les forces gouvernementales d’être responsables des frappes de drones sur des zones civiles. Kinshasa, de son côté, ne s’est pas encore exprimé officiellement sur ces nouveaux développements.
Le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, parle de « bombardements aveugles » et dénonce une « escalade d’une extrême gravité ». Selon lui, les attaques auraient visé des zones densément peuplées de Mushaki, dans le territoire de Masisi.
Une médiation sous tension
Malgré les efforts du processus de Doha et les discussions de Montreux, les engagements de cessez-le-feu restent fragiles. Chaque incident militaire ravive les accusations croisées, transformant la médiation en exercice de haute tension diplomatique.
Une paix toujours en suspens
« La paix n’est pas l’absence de conflit, mais la capacité à gérer le conflit par des moyens pacifiques », écrivait Ronald Reagan. Dans l’Est de la RDC, cette définition reste un horizon lointain. Entre drones, accusations et médiations internationales, la région demeure enfermée dans une spirale où chaque appel au calme semble immédiatement contredit par la réalité du terrain.
