Africa Forward : Macron lâche 23 milliards d’euros sur l’Afrique et enterre l’ère de l’aide

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French President, Emmanuel Macron, during the Global Environment Pact organized under the presidency of Laurent Fabius, in the Grand Amphitheater of the Sorbonne in Paris, on 24 June, 2017.
Emmanuel Macron Global Environment Pact – Paris, France – 24 Jun 2017

Nairobi, le grand virage

Selon l’information consultée sur RFI par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, le président Emmanuel Macron a annoncé lundi 11 mai, à Nairobi, un paquet de 23 milliards d’euros d’investissements destinés à l’Afrique, lors de la clôture du sommet économique Africa Forward. Dans ce montant, 14 milliards proviennent d’acteurs français publics et privés, tandis que neuf milliards sont mobilisés par des investisseurs africains.

Sous les lumières du forum franco-africain, Paris tente de redessiner sa présence sur un continent où les lignes géopolitiques tremblent et où les puissances mondiales se disputent désormais marchés, minerais et influence.

La fin de “l’aide”

Face aux chefs d’entreprises et investisseurs réunis dans la capitale kényane, Macron a défendu une doctrine nouvelle : moins d’assistance, plus de capitaux.

« L’Afrique a besoin d’investissements », a martelé le président français, estimant que l’Europe n’a plus les moyens d’assurer seule une aide publique massive. Le message est brutal. Symbolique aussi. Paris cherche à tourner la page d’une relation longtemps marquée par l’aide au développement et les héritages postcoloniaux.

Argent, puissance, influence

Les fonds annoncés impliquent notamment l’Agence française de développement, Proparco et plusieurs groupes privés français. Derrière les chiffres, une bataille silencieuse se joue. Chine, Turquie, Russie, Golfe : tous avancent leurs pions en Afrique. Paris tente de reprendre souffle.

Comme l’écrivait Joseph Nye, « le pouvoir du XXIe siècle repose autant sur l’attraction économique que sur la force ». Nairobi devient ainsi la vitrine d’une diplomatie financière offensive. Et dans les couloirs du sommet, une certitude flotte déjà : l’Afrique n’est plus le terrain de la charité internationale, mais le cœur incandescent des compétitions mondiales.

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