
Le virus au cœur du bras de fer
Selon l’information publiée sur Radio Okapi (okapi.net) et analysée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’interdiction des rassemblements publics à Kinshasa, décidée dans le cadre de la prévention contre Ebola, déclenche une nouvelle fracture politique. La coalition C64 dénonce une mesure « anticonstitutionnelle » et maintient sa marche annoncée pour le 8 juillet 2026 contre le projet de changement constitutionnel.
Ebola, la raison officielle
Les autorités évoquent la nécessité de limiter les risques de propagation du virus. Dans un contexte d’épidémie, la réduction des grands regroupements apparaît comme une stratégie de protection collective.
Cependant, l’opposition estime que cette justification sanitaire cache une volonté politique de freiner la mobilisation citoyenne.
Prince Epenge, porte-parole de Lamuka et président du parti ADD Congo, affirme :
« Cette décision viole la Constitution et les libertés des citoyens. Elle est réputée inexistante. Nul n’est obligé de respecter une décision qui viole la Constitution. »
La rue sous tension
Cette décision intervient alors que la coalition C64 prépare une marche contre le changement constitutionnel. Pour ses responsables, l’interdiction porte atteinte aux libertés de manifestation et de réunion garanties par la Constitution.
Le débat dépasse donc Ebola. Il touche au fragile équilibre entre sécurité sanitaire et expression démocratique. Comme l’écrivait Montesquieu : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. »
Le défi d’un État protecteur
La RDC doit désormais répondre à une équation complexe : protéger les citoyens contre une menace invisible sans étouffer leur voix publique.
Le journalisme rappelle une exigence essentielle : établir les faits, confronter les arguments et préserver la vérité.
« La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent », écrivait Montesquieu.
Entre le combat contre Ebola et la défense des libertés, Kinshasa joue une partie décisive : celle de prouver que la protection du peuple ne doit jamais devenir le silence du peuple.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
