
Les corps au cœur de la guerre
Selon l’information consultée sur rfi.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre continuent de ravager l’Est de la RDC. Ce mercredi 8 juillet 2026, l’ONU alerte sur une tragédie persistante. Le BCNUDH documente 37 incidents en un mois. Ils ont touché 52 victimes, dont 36 femmes et 16 filles.
La terreur comme stratégie
Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les violences sexuelles accompagnent souvent les pillages, les enlèvements et les déplacements forcés. Selon le BCNUDH, elles servent de représailles contre les civils et leurs communautés.
« Ces violences visent à punir les victimes et leurs communautés », souligne l’organisme onusien. Ainsi, le conflit dépasse les armes classiques. Il frappe les corps pour atteindre l’identité collective.
L’alarme monte à l’ONU
Le Nord-Kivu concentre 60 % des victimes recensées. Les auteurs présumés sont multiples. Le M23 arrive en tête parmi les groupes armés cités, devant les ADF et les milices Maï-Maï. Des membres des FARDC et des forces étrangères sont également mentionnés dans les signalements.
À New York, la Première ministre congolaise Judith Suminwa préside un débat du Conseil de sécurité consacré aux femmes, à la paix et à la sécurité.
Le droit contre l’oubli
Désormais, l’enjeu reste la protection des survivantes et la justice. « La violence est le dernier refuge de l’incompétence », écrivait Isaac Asimov. Cette réalité rappelle une urgence : une nation ne se reconstruit pas sur les blessures silencieuses de ses citoyens. La paix véritable commence lorsque les victimes retrouvent dignité, voix et justice.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
