
Le bilan contre la tempête
Kinshasa, République Démocratique du Congo. Lors d’une intervention vendredi dernier sur le Live Space X de Stanis Bujakera Tshiamala, Jean-Claude Tshilumbayi a répondu aux critiques visant la gouvernance de Félix Tshisekedi depuis 2019. Accusé par certains adversaires politiques de vouloir modifier la Constitution pour masquer un échec, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a opposé un inventaire chiffré : budget passé de 3 à 18 milliards de dollars, 6 millions d’enfants scolarisés grâce à la gratuité de l’enseignement et plusieurs réformes sociales revendiquées.
Les chiffres comme bouclier
« Dire qu’on parle de Constitution pour masquer un échec de gouvernance est un débat ridicule », a déclaré Jean-Claude Tshilumbayi. Selon lui, la gratuité des accouchements aurait concerné 2,5 millions de femmes, tandis que les agents publics sans salaire auraient été régularisés : « Nous les avons tous payés. » Il affirme également que le nombre de médecins rémunérés serait passé de 1 700 à 7 800, avec une hausse significative des salaires.
La bataille des récits
Au-delà des statistiques, cette prise de parole révèle une confrontation politique profonde. La majorité met en avant les réalisations comme preuve de transformation de l’État. Les critiques, eux, interrogent la portée réelle de ces résultats et le débat institutionnel autour de la Constitution. Comme le rappelait Max Weber : « La politique consiste à forer lentement des planches dures avec passion et discernement. »
L’avenir en question
Routes, hôpitaux, écoles et finances publiques : Tshilumbayi présente un État en mutation, avec notamment 9 000 km de routes revendiqués. Mais l’enjeu demeure la confiance citoyenne. La démocratie se nourrit autant des bilans que de leur évaluation. Comme l’affirmait Nelson Mandela : « Ce qui compte dans la vie, ce n’est pas le simple fait d’avoir vécu, mais la différence que nous avons faite dans la vie des autres. » L’histoire jugera les chiffres, mais surtout leurs traces dans le quotidien du peuple congolais.
Didier BOFATSHI

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