
Une licence au cœur de la tempête
Le football congolais retient son souffle. Le dossier Chadrack Bingi Belo, opposant le FC Les Aigles du Congo au TP Mazembe, champion de la Linafoot 2025-2026, ouvre une bataille autour d’un document devenu explosif : la licence FIFA Connect du joueur. Invité du live Space animé ce dimanche par Stanis Bujakera Tshiamala, le manager général des Aigles du Congo, Vidiye Tshimanga, accuse la Linafoot et la FECOFA de devoir clarifier la situation.
Le détail qui brûle le terrain
Selon Tshimanga, la question est simple : le joueur avait-il une licence valide pour participer aux play-offs ? « Jouer sans licence, c’est de la tricherie. Le joueur n’est pas licencié, il n’est pas qualifié pour jouer », affirme-t-il.
Le dossier remonte à septembre 2025, après le rachat du DCMP Bumba par l’Académie Football Les Aigles du Congo. Le club dit avoir découvert des irrégularités d’enregistrement concernant plusieurs joueurs, dont Bingi Belo.
Ainsi, l’affaire dépasse un simple duel sportif. Elle touche à la crédibilité des règles qui organisent la compétition.
La vérité attendue des instances
Après une réserve officielle, Les Aigles demandent la preuve de la licence FIFA Connect du joueur. « Nous n’avons jamais contesté son parcours. Mais est-ce que son enregistrement a été finalisé dans le respect des critères ? À cette question, ni la Linafoot ni la FECOFA ne nous répondent », soutient Tshimanga.
Comme l’écrivait Albert Camus, « tout ce que je sais de plus sûr sur la morale et les obligations des hommes, je le dois au football ».
Le verdict au-delà du stade
Les Aigles du Congo ont saisi les voies de recours et envisagent le TAS. « Si la licence existe, nous nous taisons. Si elle n’existe pas, nous irons au TAS », promet Tshimanga.
Derrière un joueur et un papier administratif se joue une question plus grande : la confiance dans le football national. Car, comme le disait Pierre de Coubertin, « le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre ». Aujourd’hui, le football congolais affronte son propre défi : gagner le match de la transparence.
Didier BOFATSHI

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