
Une décision qui fait trembler le Mondial
L’information, consultée par notre rédaction sur RFI, secoue la Coupe du monde 2026. La Fifa a levé la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, expulsé face à la Bosnie-Herzégovine. Il pourra donc affronter la Belgique, lundi 6 juillet, en huitième de finale. Selon le New York Times, le président américain Donald Trump est intervenu auprès du président de la Fifa, Gianni Infantino, pour demander un réexamen du dossier. La Fédération belge dénonce une décision sans précédent.
Une sanction finalement suspendue
Balogun avait reçu un carton rouge après un contact avec le défenseur bosnien Tarik Muharemovic. Cette expulsion entraînait automatiquement un match de suspension.
Finalement, la commission de discipline de la Fifa a remplacé cette sanction par un sursis d’un an. Le sélectionneur américain, Mauricio Pochettino, contestait déjà l’expulsion. Il estimait que le geste ne justifiait pas un carton rouge.
Trump au cœur de la controverse
Donald Trump a salué la décision sur Truth Social. « Merci à la Fifa d’avoir réparé une grande injustice », a-t-il écrit.
Selon le New York Times, le président américain aurait appelé Gianni Infantino dès mercredi. Son secrétaire d’État, Marco Rubio, avait aussi dénoncé une décision arbitrale injuste. Il avait déclaré que les joueurs américains s’étaient « fait entuber » et plaidé pour une procédure d’appel.
La Belgique invoque les règles
L’Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA) affirme que le Code disciplinaire de la Fifa prévoit une suspension automatique après un carton rouge. Elle rappelle également que cette règle figure dans la circulaire spécifique au Mondial 2026.
Son sélectionneur, Rudi Garcia, ironise : « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa. » De son côté, Thibaut Courtois juge le calendrier de cette décision « étrange » et redoute un précédent pour l’intégrité du football.
Le fair-play sous pression
Cette affaire dépasse désormais le terrain. Elle soulève des questions sur l’indépendance des instances sportives et l’égalité de traitement entre les sélections. Comme le rappelait Pierre de Coubertin, « L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. » Le football protège sa crédibilité lorsque les règles s’appliquent à tous avec la même rigueur. La décision de la Fifa risque désormais d’alimenter le débat bien au-delà de ce huitième de finale.
Didier BOFATSHI

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