
Quand la ville reprend son souffle
Lubumbashi retrouve le devant de la scène sécuritaire. Dimanche 5 juillet 2026, une vaste opération de bouclage menée dans le quartier Luwowoshi, commune Annexe, a conduit à l’interpellation de plus de 100 suspects. Selon le porte-parole de la PNC dans le Haut-Katanga, le Major Charles Espéranto Bin Lwamba, cette opération, conduite avec l’appui des FARDC à travers la 22ᵉ région militaire, vise à freiner l’insécurité urbaine qui fragilise la capitale cuprifère. Entre saisies de machettes, boissons fortement alcoolisées et présumées extorsions, les autorités affichent une détermination renouvelée.
Le filet se resserre
Selon le porte-parole de la PNC dans le Haut-Katanga, le Major Charles Espéranto Bin Lwamba, cette opération « a abouti à l’interpellation d’une centaine de personnes ». Il ajoute : « Ces individus sont soupçonnés de semer l’insécurité. Nous avons également saisi sur eux plusieurs machettes ainsi que des bidons de boissons fortement alcoolisées. Certains, membres d’un parti politique, exigeaient illégalement de l’argent aux piétons et aux conducteurs des véhicules. »
Ces déclarations replacent l’intervention dans une stratégie de reconquête des quartiers sensibles. Toutefois, les personnes interpellées demeurent présumées innocentes jusqu’à l’issue des procédures judiciaires.
La sécurité face à son miroir
Au-delà des arrestations, l’opération interroge la profondeur du phénomène criminel. La violence urbaine prospère souvent sur la précarité, l’exclusion sociale et l’affaiblissement des mécanismes de prévention. Comme l’écrivait Cesare Beccaria : « Il vaut mieux prévenir les crimes que les punir. » La sécurité durable ne se limite donc pas aux interventions musclées ; elle exige également des réponses économiques, éducatives et sociales.
La confiance comme rempart
Le commissaire provincial, le général Blaise Kilimbalimba, annonce la poursuite des bouclages dans les secteurs identifiés comme vulnérables. Cette perspective traduit la volonté de restaurer durablement l’autorité de l’État. Néanmoins, l’efficacité de ces opérations dépendra du respect des droits fondamentaux et de la transparence des enquêtes.
« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous », rappelait Montesquieu. Cette maxime demeure un repère dans toute politique sécuritaire. La lutte contre le banditisme gagne en légitimité lorsqu’elle conjugue fermeté, justice et responsabilité. Enfin, la réflexion d’Albert Londres conserve toute sa force : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, ni de faire du tort ; il est de porter la plume dans la plaie. » Car la paix véritable se construit autant dans les tribunaux que dans les quartiers où renaît l’espérance.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
