RDC : Kamitatu et Diakiese mettent Ensemble pour la République en demeure après une série de publications

Sous-titre : Par voie d’huissier, les deux cadres demandent des explications à la direction du parti sur des publications qu’ils estiment injurieuses et attentatoires à leur réputation.

Kinshasa, 18 septembre 2026. La crise interne à Ensemble pour la République prend une nouvelle tournure. Olivier Kamitatu et Hervé Diakiese Kyungu ont fait notifier, le 16 septembre, une mise en demeure au secrétaire général du parti, Dieudonné Bolengetenge. Leur conseil, Me Alain Amundala, demande des explications sur une série de publications visant ses clients sur les réseaux sociaux.

Une démarche désormais juridique

Dans la correspondance signifiée par huissier, les deux cadres dénoncent une « campagne convergente et répétée » publiée entre le 26 juillet et le 24 août 2026. Selon leur avocat, les contenus comporteraient notamment des injures, des attaques relatives à la filiation et des accusations de trahison, de corruption ou encore de rapprochement rémunéré avec le pouvoir.

Ces accusations sont celles formulées par les intéressés et leur conseil. Elles ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis.

57 publications au cœur de la controverse

Le dossier transmis à la direction d’Ensemble comprendrait une matrice recensant 57 publications attribuées à huit comptes. Me Alain Amundala demande notamment au parti de préciser le statut des personnes concernées et de dire si certaines disposent d’un mandat officiel de communication.

La défense cherche également à savoir si les éléments diffusés pourraient provenir de structures ou de responsables du parti et quelles mesures auraient été prises contre leurs auteurs.

Une nouvelle étape dans la crise interne

Cette démarche intervient après plusieurs semaines de tensions au sein d’Ensemble pour la République. Hervé Diakiese avait notamment été suspendu de ses fonctions de porte-parole le 20 août, tandis qu’un autre cadre avait été exclu pour des publications visant notamment Kamitatu et Diakiese.

Le délai accordé à la direction du parti constitue désormais le prochain point d’attention. Selon les sources consultées, la mise en demeure fixe 48 heures pour apporter une réponse. À défaut, Me Amundala indique que ses clients se réservent les voies de droit qu’ils jugeront utiles.

Le philosophe John Locke écrivait : « Là où finit la loi commence la tyrannie. » Dans le contexte de cette crise interne, cette pensée déplace le débat vers une question précise : lorsque les mécanismes politiques et disciplinaires ne suffisent plus à régler un différend, jusqu’où les protagonistes peuvent-ils recourir aux procédures juridiques ?

La réponse d’Ensemble pour la République permettra-t-elle d’apaiser cette nouvelle séquence ou ouvrira-t-elle un contentieux plus large au sein du parti ?

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Jésus-Christ t’ime

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