La préparation de la troisième Commission mixte et le soutien mutuel aux candidatures internationales confirment la volonté des deux pays d’élargir leur coopération.

Kinshasa, 18 septembre 2026. La coopération entre la République démocratique du Congo et la République de Corée poursuit son approfondissement. Jeudi 17 septembre à Kinshasa, la Vice-Ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a reçu Lee Minha, Chargée d’Affaires a.i. de l’ambassade de Corée du Sud en RDC. Les échanges ont porté à la fois sur le partenariat minier et sur les enjeux diplomatiques multilatéraux.

La coopération minière au centre des échanges

La rencontre s’inscrit dans le prolongement de la 2ᵉ Commission mixte RDC-Corée, consacrée notamment à la coopération dans le secteur minier. Les deux parties ont évoqué les préparatifs de la troisième session ainsi que la perspective de nouveaux accords bilatéraux.

Pour Kinshasa, le secteur minier constitue un axe majeur de sa diplomatie économique. Pour Séoul, la RDC représente un partenaire disposant d’importantes ressources stratégiques, dans un contexte international marqué par une concurrence accrue autour des minerais nécessaires aux chaînes industrielles et technologiques.

Des intérêts qui dépassent le secteur minier

La dimension diplomatique de la rencontre apparaît également à travers la question des candidatures aux instances internationales. Les deux responsables ont évoqué un soutien mutuel sur ces dossiers, illustrant une coopération qui ne se limite pas aux relations économiques.

Cette coordination peut permettre aux deux États de rechercher des convergences dans les enceintes multilatérales, tout en défendant leurs propres priorités diplomatiques.

Vers une nouvelle étape du partenariat ?

L’échange entre Noëlla Ayeganagato et Lee Minha intervient ainsi à la veille d’une nouvelle étape de la coopération institutionnelle RDC–Corée du Sud. La préparation de la troisième Commission mixte devra notamment permettre de transformer les orientations discutées en engagements formels.

Le diplomate et écrivain français Talleyrand observait : « La parole a été donnée à l’homme pour déguiser sa pensée. » Dans les relations internationales, cette formule rappelle surtout que la portée d’une rencontre diplomatique se mesure moins aux déclarations qu’aux engagements qui en découlent.

L’enjeu sera donc désormais concret : quels accords la troisième Commission mixte permettra-t-elle de conclure, et quelle place la coopération minière occupera-t-elle dans le partenariat stratégique entre Kinshasa et Séoul ?

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