La démarche engagée le 16 septembre par deux cadres d’Ensemble pour la République transforme un différend lié aux réseaux sociaux en demande formelle d’explications adressée à la direction du parti.
Kinshasa, 20 septembre 2026. Olivier Kamitatu et Hervé Diakiese Kyungu wa Kumwanza ont fait notifier, le 16 septembre, une mise en demeure au secrétaire général d’Ensemble pour la République, Dieudonné Bolengetenge. La démarche concerne des publications diffusées entre le 26 juillet et le 24 août sur les réseaux sociaux.
57 publications au cœur de la démarche
Selon plusieurs sources concordantes, la correspondance a été signifiée par exploit d’huissier. Elle est signée par Me Alain Amundala, conseil des deux cadres.
L’avocat affirme avoir recensé 57 publications provenant de huit comptes. Il les présente comme une « campagne convergente et répétée ». Les contenus dénoncés comporteraient notamment des injures, des attaques liées à la filiation et des accusations de trahison, de corruption ou de rapprochement rémunéré avec le pouvoir. Ces accusations restent celles formulées par les intéressés et n’ont pas été établies indépendamment.
Une réponse attendue de la direction
La mise en demeure demande notamment à Ensemble de préciser le statut des personnes liées aux comptes concernés et d’indiquer si elles disposent d’un mandat officiel de communication. Elle interroge aussi la direction sur d’éventuelles mesures prises à leur encontre.
Le délai fixé est de 48 heures. À défaut, les deux cadres indiquent se réserver « toutes les voies de droit ». À la date des sources consultées, aucune réponse publique de la direction d’Ensemble pour la République n’a été rapportée.
Le point sensible : qui parle au nom du parti ?
Cette séquence pose une question précise : quelle responsabilité peut engager un parti lorsque des contenus publiés par des militants ou communicateurs mettent en cause ses propres responsables ?
Hannah Arendt écrivait : « Le pouvoir naît lorsque des hommes agissent ensemble. » Dans ce dossier, la citation éclaire moins le conflit personnel que la question de l’organisation collective. La mise en demeure demande justement de distinguer les prises de parole individuelles d’une communication officiellement assumée.
Selon Digital Congo, Hervé Diakiese avait auparavant été suspendu de ses fonctions de porte-parole et mis à la disposition du Comité des sages. Cette information n’a pas pu être confirmée par une décision primaire accessible dans les sources consultées.
La suite dépend désormais de la réponse de la direction du parti. Cette procédure permettra-t-elle de clarifier les responsabilités internes ou ouvrira-t-elle une nouvelle étape du différend ?
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Ouragan / VFI7

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