À Kisangani, une marche en faveur du dialogue national et du changement de la Constitution s’est tenue samedi 19 septembre 2026. La mobilisation intervient alors que la Tshopo reste confrontée à Ebola et que les autorités ont interdit des rassemblements pour des raisons sanitaires.

Une mobilisation documentée à Kisangani

Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), une foule venue de plusieurs quartiers de Kisangani a participé à la marche. Le cortège est parti du rond-point de la 15ᵉ avenue, dans la commune Tshopo, avant de se diriger vers le gouvernorat et la Poste.

L’initiative était portée par une fondation locale. Les participants affichaient notamment le message : « Oui au changement de la Constitution, oui au dialogue national ». L’ACP rapporte également le témoignage de Manu Sofele Idole : « Je suis là pour participer à cette marche de soutien au dialogue national et au changement de la Constitution initiés par le Président de la République. Nous devons soutenir cette initiative parce que le pays doit avancer. Quand le Chef de l’État dit quelque chose, nous devons y adhérer pour que nous puissions vivre le changement. »

Ebola et rassemblements publics

Cette mobilisation intervient dans un contexte sanitaire documenté. Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, avait interdit une marche de la coalition C64 prévue le 15 septembre. Dans son communiqué, il expliquait que la mesure visait à « réduire les occasions de contacts rapprochés susceptibles de favoriser la transmission, la propagation du virus et protéger la vie des populations ».

Le 19 septembre, l’ACP rapportait par ailleurs sept nouveaux cas confirmés enregistrés à Kisangani entre le 14 et le 18 septembre, portant le cumul à 36 cas.

Une même ville, deux impératifs publics

La situation met en présence deux réalités documentées : la poursuite d’activités politiques et l’application de mesures destinées à limiter la propagation d’Ebola.

Cette coexistence peut être éclairée par Montesquieu : « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent. » Dans le contexte de Kisangani, la question factuelle porte donc sur les conditions d’application des restrictions sanitaires aux rassemblements publics.

La marche du 19 septembre constitue ainsi un fait distinct de l’interdiction prononcée contre la C64 quatre jours plus tôt. La question reste de savoir comment les autorités concilient, dans la durée, expression publique et exigences de santé publique.

Jésus-Christ t’aime

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