Contrôle des finances publiques : le bilan présenté par Jules Alingete met en avant la progression des recettes, mais pose aussi la question de la pérennité du dispositif.

Kinshasa 20 septembre 2026. Les recettes publiques de la RDC seraient passées de 5,5 milliards de dollars en 2020 à 12,84 milliards en 2024, selon les données présentées par Jules Alingete Key dans son ouvrage consacré au contrôle a priori. Le livre a été présenté le 18 septembre à Paris. L’ancien chef de service de l’IGF attribue cette évolution aux effets de la « Patrouille financière ».

Des résultats revendiqués sur les finances publiques

L’ouvrage fait également état d’un recul du « coulage » des recettes, de 18,20 % du PIB en 2020 à 12,17 % en 2024. Les exonérations douanières seraient passées de 42 % à 27 %. Le nombre d’assujettis recensés par la DGI aurait, lui, progressé de 76 132 à 164 300. Ces données relèvent du bilan présenté par l’auteur.

À Paris, Alingete a appelé les gestionnaires et corps de contrôle à s’approprier cette méthode. « J’appelle tous les acteurs intéressés par l’amélioration de la gouvernance financière publique et la lutte contre la corruption, les gestionnaires, les inspecteurs, les contrôleurs et les auditeurs, à s’approprier cette méthode de contrôle des finances publiques qui a donné des résultats palpables », a-t-il déclaré.

Le contrôle préventif face à sa propre transition

Le contrôle a priori intervient avant l’exécution d’une opération financière. L’IGF indique toutefois qu’elle oriente désormais sa stratégie vers un « contrôle systémique et intelligent », fondé notamment sur les données et l’interconnexion des plateformes publiques.

Cette évolution donne une portée particulière au bilan d’Alingete. Le résultat recherché n’est plus seulement de contrôler davantage, mais de rendre le contrôle durable sans dépendre d’une présence permanente des inspecteurs.

Montesquieu écrivait : « Il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Cette pensée éclaire ici la question institutionnelle : les progrès annoncés devront être accompagnés par des mécanismes internes capables de maintenir la discipline financière dans la durée.

La question reste donc celle de la transformation de ces résultats revendiqués en pratiques administratives durables.

Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Source primaire disponible : Inspection générale des finances (IGF)

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *