
Choc judiciaire
Le dossier FRIVAO ravive le débat sur les finances publiques en RDC. À Kinshasa, la justice s’apprête à entendre Constant Mutamba le 13 juillet 2026. L’ex-ministre de la Justice annonce sa comparution devant la cour d’appel de Gombe. Le litige porte sur des paiements présumés irréguliers de plus de 50 millions USD. Ainsi, le droit des finances publiques se retrouve au centre d’une bataille politique et judiciaire.
Lettre du lit d’hôpital
Selon une lettre écrite à la main depuis son lit d’hôpital, Mutamba affirme : « Je décide de quitter mon lit d’hôpital (…) afin de défendre la vérité ». Il dénonce des « manipulations » et des « chantages politiques répétés ». Par ailleurs, il réclame une diffusion publique du procès à la RTNC. Cela, afin que la transparence éclaire la gestion du fonds FRIVAO.
Norme contre pratique
Le droit congolais impose une chaîne stricte de dépense publique. Toutefois, des instructions verbales sont évoquées dans le dossier. Hans Kelsen rappelait : « La validité d’une norme dépend de sa conformité supérieure ». Ici, la DGCMP devient un verrou juridique central. Pourtant, des paiements auraient été exécutés avant son avis obligatoire.
Preuve et vérité
Les témoignages s’opposent entre gestionnaires et bénéficiaires. Oliver Holmes soulignait : « Le droit vit dans l’expérience ». Ainsi, la justice devra trancher entre récit et preuve matérielle. Le directeur intérimaire de FRIVAO affirme avoir exécuté des ordres verbaux. En face, les sociétés invoquent des procédures incomplètes.
État sous tension
Ce procès dépasse le seul cadre financier. Il révèle une tension entre droit formel et pratiques administratives. Max Weber rappelait : « L’État repose sur la domination légale rationnelle ». Pourtant, ici, la norme vacille face aux logiques informelles du pouvoir.
Verdict attendu
Le 13 juillet devient un moment de vérité judiciaire. « Je vais comparaître personnellement », insiste Mutamba. Enfin, comme l’écrivait Camus, « la justice est la plus grande des conquêtes humaines ». Reste à savoir si le droit en sortira renforcé ou fragilisé.
Didier BOFATSHI

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