Le virus au cœur du débat d’État

L’épidémie d’Ebola Bundibugyo qui frappe la République Démocratique du Congo dépasse désormais les murs des centres de traitement. Elle s’installe au cœur du débat politique national. Lundi 15 juin 2026, lors d’un Live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’opposant en exil Seth Kikuni a accusé le pouvoir de Félix Tshisekedi d’une réponse jugée insuffisante face à l’urgence sanitaire. « Rien de sérieux n’est entrepris pour contenir cette crise », a déclaré le membre de Sauvons la RDC, transformant la gestion d’Ebola en question de gouvernance, de responsabilité et de confiance publique.

La bataille de la présence

Selon Seth Kikuni, pendant que le pays affronte l’épidémie, le président aurait poursuivi plusieurs activités publiques et internationales sans se rendre dans les  zones touchées ni y dépêcher une délégation gouvernementale de haut niveau.

« Ce n’est pas suffisant », a-t-il lancé au sujet de la présence du ministre de la Communication à Bunia. Derrière cette critique apparaît un enjeu plus profond : en période de crise, la présence symbolique du pouvoir devient un message adressé à la population.

Ebola, l’épreuve de crédibilité

L’opposant alerte également sur l’image internationale de la RDC, estimant que le pays serait « presque placé sur une liste noire » par certains partenaires. Cette lecture politique rappelle une vérité sanitaire : une épidémie fragilise autant les corps que la confiance collective. Comme l’écrivait Albert Camus : « La seule façon de lutter contre la peste, c’est l’honnêteté. »

La confiance, dernier vaccin

Au-delà des accusations partisanes, Ebola révèle un défi national : unir l’action médicale, la communication publique et la responsabilité politique. « La démocratie ne peut vivre sans responsabilité », disait Nelson Mandela. Face au virus, la RDC est appelée à faire de la transparence, de la solidarité et de l’engagement collectif les véritables remparts d’une nation en crise.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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