À la veille de la marche annoncée pour mardi 22 septembre 2026, Augustin Kabuya a rencontré, lundi 21 septembre, le prophète Jules Mulindwa. Augustin Kabuya a sollicité l’accompagnement du responsable de l’EPLM/Cité de Refuge. L’ACP rapporte cette rencontre.
Une mobilisation élargie aux fidèles
Kabuya présente la démarche comme citoyenne. « Quand on comptabilise la population, on inclut aussi les fidèles des églises. Je suis moi-même croyant de la Parole de Dieu. Cela n’a jamais exclu de s’intéresser aux affaires du pays. La démarche n’a pas pour objet de politiser les chaires des églises et on ne demande pas au pasteur d’adhérer à notre parti politique. C’est un homme de Dieu, il gère la masse. C’est en cette qualité-là que nous sommes venus vers lui », a-t-il déclaré.
Jules Mulindwa a répondu. « Avant d’être prophète, je suis d’abord un citoyen avec des droits et des obligations », a-t-il rappelé. Il a annoncé l’implication de son église dans la marche et dans le processus de changement de la Constitution.
Citoyenneté et engagement politique
L’ACP indique que la marche doit soutenir les institutions, la loi référendaire et le dialogue politique. Le fait établi reste la sollicitation d’un responsable religieux et l’annonce de la participation de son église.
Cette séquence pose une question de séparation des rôles. Alexis de Tocqueville écrivait que la religion doit rester « libre et puissante dans sa sphère ». Elle distingue participation citoyenne et adhésion partisane.
Une participation à établir
La rencontre ne permet pas de mesurer la participation effective des fidèles. Elle devra être constatée après la marche. Sa portée dépendra de la place des organisations religieuses dans la suite du processus constitutionnel.
Quelle forme prendra cette participation dans les faits ?

Jésus-Christ t’aime
