À Kinshasa, l’UDPS/Tshisekedi et l’Hôtel de Ville ont arrêté les modalités de la marche prévue mardi 22 septembre 2026. Le parcours partira de Limete et s’achèvera au terrain annexe du Stade des Martyrs, avec un appel au respect de l’itinéraire et au caractère pacifique du rassemblement.
Un parcours désormais défini
Selon le communiqué de restitution de l’Hôtel de Ville consulté par l’Agence congolaise de presse (ACP), le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a reçu lundi 21 septembre une délégation de l’UDPS/Tshisekedi conduite par son secrétaire général adjoint, Jean Tezo. Des membres de l’exécutif provincial et des services de sécurité ont participé aux échanges.
« L’Hôtel de Ville et l’UDPS/Tshisekedi sont en séance de travail pour établir l’itinéraire définitif de la marche du mardi 22 septembre. En consultation avec le parti d’Étienne Tshisekedi, le gouverneur Daniel Bumba conduit les pourparlers pour un aboutissement heureux de ces discussions, qui s’inscrivent dans le cadre de l’exercice légal de la liberté des manifestations publiques », précise le communiqué.
Le parcours retenu commence à la 11ᵉ Rue de Limete, sur le boulevard Lumumba. Il passe par Cohydro, Sendwe et Kasa-Vubu, avant l’arrivée au terrain annexe du Stade des Martyrs. Le gouverneur a demandé aux organisateurs de respecter ce trajet et le caractère pacifique de la manifestation.
De l’annonce à l’encadrement
L’UDPS avait annoncé cette mobilisation pour le 22 septembre à travers le pays. À Kinshasa, le parti la présente notamment comme une manifestation de soutien au président Félix Tshisekedi, au dialogue politique, à la loi référendaire et aux institutions de la République.
La séquence du 21 septembre apporte une précision importante : l’annonce de la marche et son organisation matérielle relèvent de deux étapes distinctes. L’itinéraire constitue désormais un élément arrêté entre les organisateurs et l’autorité provinciale.
Sécurité et circulation
L’Hôtel de Ville indique avoir pris des dispositions pour préserver la sécurité et la quiétude des habitants. Face à l’affluence annoncée, Daniel Bumba a également appelé à la vigilance afin de prévenir les débordements et de préserver l’ordre public. La population a été invitée à vaquer librement à ses occupations.
Cette articulation entre liberté de manifester et organisation collective rejoint la réflexion de Hannah Arendt : « Le pouvoir correspond à la capacité humaine non seulement d’agir, mais d’agir de concert. » Dans le cas présent, la concertation porte sur les conditions concrètes permettant à une mobilisation collective de se dérouler dans un cadre défini.
La journée du 22 septembre 2026 permettra désormais de mesurer la mise en œuvre effective des dispositions annoncées.
Question : le dispositif prévu permettra-t-il de concilier participation au rassemblement, circulation urbaine et maintien de l’ordre ?
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