Un Accord de siège signé à Kinshasa précise désormais le cadre institutionnel de la coopération entre l’État congolais et la Fondation Virunga.

La République Démocratique du Congo et la Fondation Virunga ont signé, lundi 21 septembre 2026 à Kinshasa, un Accord de siège. Le document a été signé par la vice-ministre des Affaires étrangères Noëlla Ayeganagato Nakwipone et le directeur général de la Fondation Virunga, Emmanuel de Merode.

Fondation Virunga : un accord signé avec la RDC

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères rapporté par l’ACP, la signature s’est déroulée en présence du directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Le communiqué précise : « Ce lundi 21 septembre 2026 à Kinshasa, la vice-ministre des Affaires étrangères, S.E. Mme Noëlla Ayeganagato Nakwipone, et M. Emmanuel de Merode, Directeur général de la Fondation Virunga, ont signé un Accord de siège entre la République Démocratique du Congo et la Fondation Virunga, en présence du Directeur général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, institution publique sous l’autorité de laquelle œuvre la Fondation ».

Le fait nouveau est donc juridique et institutionnel. Il ne s’agit pas de l’ouverture d’une coopération, mais de la formalisation d’un cadre entre les deux parties.

Une coopération déjà inscrite dans la conservation

La Fondation Virunga travaille avec l’ICCN dans la gestion et la conservation du Parc national des Virunga. La fondation indique que leur partenariat public-privé a été prolongé en 2025 pour intégrer le Couloir Vert Kivu-Kinshasa jusqu’en 2050.

Le parc relève de l’autorité de l’ICCN et figure au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il concentre des fonctions de conservation, mais aussi des activités liées aux communautés riveraines, à l’énergie et au développement local.

Quand la règle compte autant que le partenariat

Elinor Ostrom rappelait : « No panaceas! » Elle mettait ainsi en garde contre les solutions institutionnelles uniformes appliquées sans tenir compte des réalités locales.

Dans le cas congolais, cette pensée éclaire un point précis : la conservation repose aussi sur la qualité des règles, la répartition des responsabilités et leur mise en œuvre.

L’Accord de siège constitue donc une étape formelle. Sa portée concrète dépendra désormais de son application et de ses effets sur la conservation du parc, les communautés et la coopération avec l’ICCN.

La question sera alors simple : quels résultats mesurables ce nouveau cadre produira-t-il sur le terrain ?

Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *