Sud-Kivu : Des drones frappent les Hauts Plateaux les FARDC dénoncent une nouvelle escalade de la coalition RDF/AFC-M23

Le ciel de la guerre

Sud-Kivu, 9 juin 2026. Le conflit dans l’Est de la RDC franchit un nouveau palier. Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) affirment que plusieurs de leurs positions ainsi que des localités de Mikenge, dans les Hauts Plateaux de Fizi-Uvira, ont été visées par des attaques menées à l’aide de drones. Selon les informations rapportées par Opinion-Info.cd, l’armée congolaise attribue ces offensives à la coalition RDF/AFC-M23, soutenue, selon elle, par les groupes armés Twiraneho et Red Tabara.

Une escalade technologique

Dans un communiqué signé par le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, les FARDC dénoncent une évolution inquiétante des méthodes de combat dans une région déjà éprouvée par des années d’affrontements.

Selon l’armée, ces attaques ont causé des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels. Au-delà du bilan militaire, c’est l’apparition croissante des technologies de guerre à distance qui suscite des inquiétudes. Les drones, autrefois réservés à certains théâtres internationaux, deviennent progressivement des instruments du conflit dans les Grands Lacs.

Les civils au cœur de la tempête

Les FARDC estiment que cette nouvelle offensive expose davantage les populations civiles à une insécurité chronique. Dans les Hauts Plateaux de Fizi-Uvira, les communautés vivent depuis plusieurs années au rythme des déplacements forcés, des affrontements armés et des crises humanitaires récurrentes.

Comme le soulignait Kofi Annan : « Aucun développement n’est possible sans sécurité. » Une réalité particulièrement visible dans cette partie du Sud-Kivu où la violence continue de compromettre les perspectives de stabilité.

Entre paix et démonstration de force

Alors que plusieurs initiatives diplomatiques sont en cours pour tenter de stabiliser l’Est de la RDC, cette attaque intervient dans un contexte marqué par des efforts de médiation régionaux et internationaux. Pour les FARDC, ces événements illustrent le décalage persistant entre les négociations politiques et la réalité du terrain.

L’armée réaffirme son engagement à défendre l’intégrité territoriale du pays et à protéger les populations civiles face à toute menace contre la souveraineté nationale.

Le défi de la souveraineté

Selon Opinion-Info.cd, les attaques signalées à Mikenge témoignent de la complexité croissante du conflit dans l’Est congolais. Au-delà de l’affrontement militaire, c’est la question du contrôle du territoire et de la sécurité des populations qui demeure au centre des préoccupations.

Comme l’écrivait Raymond Aron : « La paix n’est pas l’absence de combat, mais la maîtrise des conflits. » Dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, cette maîtrise apparaît encore lointaine, tandis que les drones rappellent que la guerre continue de se transformer sans jamais réellement disparaître.

Didier BOFATSHI

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