L’État à l’épreuve du changement

La République Démocratique du Congo prend part, du 14 au 18 juillet à Rabat, au Maroc, à deux importantes rencontres continentales consacrées à la gouvernance et à la modernisation de l’administration publique. Représenté par le vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, le pays entend s’inscrire davantage dans la dynamique africaine de réforme de l’État et d’amélioration de la performance institutionnelle.

La modernisation de l’administration publique s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux défis des États africains. Dans un environnement marqué par l’incertitude économique, les crises sécuritaires et les mutations technologiques, les administrations sont appelées à se réinventer.

Rabat, laboratoire des réformes

À ce titre, Jean-Pierre Lihau participe au 17ᵉ Forum panafricain ministériel sur la modernisation de l’administration publique, placé sous le thème : « Leadership, catalyseur essentiel du pilotage de l’action publique en contexte Vicapd ».

Cette notion renvoie à un monde devenu volatil, incertain, complexe, ambigu, paradoxal et dangereux, obligeant les États à développer des mécanismes de gouvernance plus résilients et plus agiles.

Parallèlement, le responsable congolais prendra part à la 61ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration du Centre africain de formation et de recherches administratives pour le développement (Cafrad), une instance stratégique chargée de définir les grandes orientations des réformes administratives sur le continent.

Le défi de l’efficacité publique

Au-delà de la participation protocolaire, la présence de la RDC traduit la volonté de renforcer l’efficacité de l’appareil étatique et d’accélérer la transformation de l’administration publique.

Comme l’affirmait le sociologue Max Weber, « l’État moderne repose sur une administration rationnelle ». Dans plusieurs pays africains, la modernisation administrative est désormais perçue comme une condition indispensable du développement économique, de la stabilité institutionnelle et de la confiance citoyenne.

Ces assises de Rabat offrent ainsi un cadre d’échanges d’expériences et de concertation sur les politiques publiques innovantes. Elles pourraient également permettre à la RDC de tirer des enseignements utiles pour ses propres réformes administratives.

Dans un continent confronté à des défis multiples, la qualité de la gouvernance devient progressivement le véritable baromètre de la souveraineté et de la performance des États.

Didier BOFATSHI

ACP / VFI7, voltfaceinfos7.com

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *